Les témoins de l'enfer cybersexuel Les témoignages de sexoliques Les témoignages des conjoints   Les témoignages de ceux qui décrochent
Temoignages de pornodependants name=
Faites le Test pour savoir si vous êtes  accro ou non à la Pornographie
Pour commencer à décrocher
Si vous rechutez ne perdez pas espoir
Tous les conseils pour décrocher
Le sevrage de A à Z
Tout sur la sexualité compulsive
Les fantasmes et la Réalité
Dépendance au Chat sur internet
L'enfer du cyber sexe
La pornographie, sujet tabou ?
Venez rejoindre les dépendants et conjointes de dépendants pour partager cette addiction
 
 

Acheter Les dangers du sexe sur Internet



DEPENDANCE au CHAT ou aux SITES de RENCONTRES

Si les hommes sont plus nombreux à consulter les sites à caractère sexuel explicite, comme les images et les vidéos X et à s'y accrocher, les femmes sont plus enclines à créer des rapports amoureux sur les sites de rencontre ou à chercher de l'information sur leur vie sexuelle à l'aide des chats ou des forums.
Ce sont elles qui se font souvent piéger par ces redoutables "chasseurs" d'aventures sans lendemains ou de "plan-sexe" pour le week-end. Souvent seule ou divorcée, la femme qui chate se fait piéger par sa naïveté et son excès de romantisme. Elle croit au prince charmant, même si dans son for intérieur elle sait bien qu'il n'existe pas. Ces chasseurs se font parfois piéger eux-mêmes, comme le montre ce dessin humoristique.

sexe illusion

Partager

D'ailleurs, il faut savoir que de nombreux sites de rencontres payants embauchent en réalité des hôtesses pour appâter le client. Certains n'ont aucune femme inscrite, et tous les profils féminins sont en fait gérés par des employées. Les "hôtesses" contactent régulièrement les célibataires à la recherche de l'âme soeur, leur promettant monts et merveilles. Elles font valoir qu'il est préférable de bien se connaître avant de se rencontrer, arnaquant le plus longtemps possible la poule aux oeufs d'or. Elles ont aussi pour tâche de contacter des hommes par mail pour les inciter à s'abonner. (lu su DatingWatch.com)


Selon le psychologue Georges-Henri Arenstein, dans la pratique ascendante du "chat", on peut noter les stades suivants:
Stade 1 (Initiation). Ce stade est caractérisé par un intérêt et une curiosité marqués. Les amateurs trouvent un attrait personnel, social ou culturel au "chat". Les conversations sont superficielles, mais les habitués lancent assez vite la fameuse question "A.S.L." (Age-sex-language or location). L'interlocuteur qui ne cadre pas avec les critères de l'appelant est impitoyablement relégué aux oubliettes (avec ou sans justification).
Au stade 1, la fascination est présente. L'autre est un inconnu, un mystère à découvrir. Questions et confidences se succèdent et, comme dans une conversation réelle, il y en a souvent un qui prend le contrôle des opérations (parfois subtilement). C'est lui qui pose les questions, qui décide quand il se dévoile et qui décide que c'est le temps de quitter, soit avec une invitation de reprise prochaine, soit avec une brève parole d'adieu.
Stade 2 (Amitié). À ce stade, les correspondants deviennent plus familiers et se font des confidences intimes sur leur vie privée. La curiosité, la fascination du début devient émerveillement, ravissement.
L'apprivoisement à l'amitié, dans le monde virtuel, s'effectue beaucoup plus rapidement que dans le monde réel. Cela semble tenir, entre autres, au fait qu'un grand nombre de préjugés ou d'obstacles embarrassants sont soigneusement évités : les gens que je n'aime pas ou trop encombrants sont carrément éliminés; seuls restent ceux qui m'attirent. Pas étonnant qu'on devienne ami si vite ! Comme le non verbal est absent et ne peut donc pas nous distraire ni nous influencer, on s'attache surtout au contenu, lequel est presque toujours magnifié. Grâce au "chat", nous avons un écran. Et cet écran nous sert à montrer nos plus beaux côtés…. et à cacher les plus laids aux autres ! Pas étonnant que les affinités se transforment vite en intimité. Qui plus est, dans le monde virtuel, un compliment a toujours beaucoup plus d'effet (il provient d'un inconnu qu'on n'a jamais vu et qui pourtant nous connaît si bien !) C'est à ce stade que se nouent des relations durables ou alors elles cessent brusquement lorsque l'un des correspondants décide impitoyablement et impunément d'effacer le nom d'une personne de sa liste peu importe la raison.
Stade 3 (Éblouissement) À ce stade, l'adepte connaît une sorte d'envoûtement, d'excitation. Le "chat" l'emporte sur les activités habituelles, conjoint, famille et tâches quotidiennes sont délaissées au profit des amis du "chat" ! Même le sommeil est réduit au minimum vital. De sympathique, le correspondant devient exceptionnel. "Chatter" était un plaisir, c'est maintenant devenu un besoin. L'usager commence à montrer des signes d'intoxication. C'est là que les conjoints ou les parents de l'adepte s'inquiètent le plus.
Parfois, les stades 1-2-3 se produisent coup sur coup ! On pourrait presque assimiler ce phénomène au coup de foudre ! On éprouve parfois le désir de rencontrer le correspondant, lui ou elle qu'on a si souvent imaginé. Ces rencontres sont presque toujours décevantes. En effet, porter un inconnu aux nues est toujours accompagné de quelques visualisations et de beaucoup de projections. L'autre a toujours l'air, dans l'imaginaire, de ce que l'on souhaite qu'il ait l'air. Et comme la réalité n'obéit pas à nos projections, l'individu s'avère le plus souvent être plus fade que notre création mentale.
Stade 4 (Assuétude ou ralentissement)
Dans l'assuétude, on tombe dans la dépendance totale. Le "chat" devient envahissant au point d'empiéter sur le temps de travail et de sommeil de l'adepte. Il ne s'agit plus d'un besoin mais d'un mode de vie. Comme dans les cas de dépendance à certaines substances, il se développe des rituels, un jargon, une sous-culture, propre à cette assuétude. L'individu a la conviction que, s'il passe deux à trois jours sans "chatter", il lui manque quelque chose de fondamental, comme s'il avait perdu le contrôle de ce qui se passe dans sa vie !
Dans le ralentissement, ou "normalisation", l'adepte découvre que son plaisir est arrivé à saturation et le correspondant perd son importance vitale, mais peut encore conserver une importance relative. Il y a parfois rupture. La réalité retrouve ses droits et l'adepte se rend compte qu'il a été victime d'une illusion, d'un mirage.

CONSEILS AUX CONJOINTS DES MORDUS DU "CHAT"
Pour un conjoint ou une conjointe, lorsque l'autre se lance dans une passion dévorante, le golf, le jeu d'échecs, la collection de timbres, le "chat" ou autre chose, le désarroi peut être très grand. Un sentiment de vide, d'abandon, de jalousie quelquefois, surgit et grandit et en même temps une souffrance très pénible peut l'envahir.
Si des fantasmes de donner des coups de marteau dans l'écran ou de vendre l'ordinateur vous assaillent, rassurez-vous, c'est bien normal…. mais n'en faites rien ! D'autres options, heureusement, se présentent à vous :
Vous pouvez attendre que la passion se consume. Souvent, il s'agit d'une phase d'emballement qui arrivera tôt ou tard à saturation. Le cyber-dépendant devrait revenir au monde réel et devrait s'apercevoir que le conjoint et la famille demeurent des valeurs sûres.
Vous pouvez insister pour que votre conjoint consulte. Il existe maintenant des psychothérapeutes spécialisés dans la cyber-dépendance.
Vous pouvez développer vos propres intérêts et vous évader (cinéma, théâtre, sports, etc) à votre façon. Faites ensuite un partage à deux pour échanger vos points de vue (agréables et désagréables) sur cette nouvelle façon d'avoir des loisirs séparés.
Partagez votre inconfort ou votre souffrance. Parlez de vous et de comment vous vous sentez.
Si les rencontres virtuelles sont…. virtuelles, les émotions de plaisir et de déplaisir qu'elles engendrent sont bien réelles. Les motivations profondes pour se lancer dans des conversations virtuelles n'ont pas encore livré tous leurs secrets. L'excitation au contact d'un inconnu avec qui on cherche et on trouve des affinités et avec qui on se sent si bien fait probablement partie de l'inconscient collectif de l'espèce humaine : on a besoin de se reconnaître en l'autre pour se rassurer et se faire confirmer qu'on existe; le "chat" n'est qu'une des nombreuses modalités de fonctionnement de ce besoin, entre mille peut-être.
 
CONSEILS AUX PARENTS D'ADOLESCENTS
Votre fille ou votre fils "chatte" avec des inconnus, parfois plus âgés que lui (ou elle) et cela vous inquiète.
La prudence la plus élémentaire requiert que vos enfants ne dévoilent aucun indice qui permette de les identifier : nom véritable, date de naissance, ville où vous habitez, école qu'ils fréquentent, profession des parents, etc. C'est votre droit de superviser leurs échanges afin de vous assurer que vos consignes soient respectées. Certains adultes se font passer pour des ados afin d'amorcer une rencontre dont les objectifs peuvent être douteux. Pour faciliter la supervision, organisez des moments de "chat" à heures fixes et soyez présents. Si une rencontre réelle est planifiée, assurez-vous qu'un ou deux adultes accompagnent le jeune dans ses déplacements.
Il se peut que votre ado vous en veuille beaucoup pour vous mêler ainsi de ses affaires. Sa colère envers vous est légitime. Acceptez-la avec philosophie et interprétez-là (silencieusement) comme une manifestation saine d'affirmation de soi. Écoutez-la sans interruption.
Admettez le fait : Je sais que je me mêle de tes affaires. C'est parce que toi et tes affaires, ça me regarde et ça me concerne. Je suis responsable de ta sécurité et de ton développement; à ce titre, j'interviens quand ils sont menacés ou compromis et j'emploie les moyens que j'estime justes et raisonnables. J'ai bien entendu que tu n'es pas heureux de ma supervision. Cependant, ce n'est pas négociable.
Attention cependant, tous les adultes qui "chattent" avec les adolescents ne sont pas nécessairement des "pushers" ou des pédophiles. Beaucoup consacrent un peu de leur temps et de leur savoir-faire à échanger avec eux des points de vue sur plusieurs sujets et à leur apporter un soutien et un réconfort authentiques lorsqu'ils se sentent perdus. Ceux-là sont bien intentionnés et ne cherchent à peu près jamais à organiser une rencontre réelle avec leur correspondant.
(Tous droits réservés par M. Georges-Henri Arenstein, psychologue. Janvier 1999)

chat addiction

Cher Andy, comment ça va ?
Ta mère et moi allons bien. Tu nous manques.
Sil te plait éteins ton ordi et descends pour manger. Love, Papa.


 
Dépendance des jeunes au ''chat''

Depuis déjà longtemps, mon fils de 16 ans passe tout son temps sur l'Internet à ''chatter'' avec d'autres jeunes. Il est lui arrivé d'échanger des messages qui me semblent complètement inappropriés et des insultes. Lorsque je lui ai fait des commentaires à ce sujet, il m'a répondu que c'était simplement pour s'amuser. Récemment, il a été banni du réseau de ''chat'' et il réagit comme si c'était la fin du monde, se renfermant sur lui-même et menaçant de tout détruire. Je ne crois pas qu'il aille jusque là mais je ne comprends pas ce qui se passe et je n'aime pas l'état dans lequel il se trouve. Que dois-je faire ?
R: Le ''chat'' est un moyen intéressant pour établir des contacts avec des gens de par travers le monde et tout spécialement avec des gens qui ont les mêmes intérêts que nous. Malheureusement, plusieurs jeunes s'accrochent désespérément au ''chat'' comme à une bouée de sauvetage et ils s'y investissent complètement, y passant tout le temps qu'ils sont capables d'y mettre et négligeant leurs autres activités. Ce faisant, ils envahissent le réseau de ''chat'', s'y défoulent en proférant des grossièretés, en étant agressifs dans leurs propos et en tentant de monopoliser les conversations. Leur comportement leur vaut d'être bannis du réseau. Par réaction, ils deviennent alors encore plus hyperagressifs et harcelants, se défendent en affirmant que les autres n'ont pas compris ce qu'ils ont voulu dire et menacent de se suicider. Comment le ''chat'', qui se voulait un outil d'ouverture sur le monde, en arrive-t-il à éveiller autant de détresse ? Beaucoup de jeunes et d'adultes ont de la difficulté à établir des relations d'amitié avec des gens autour d'eux à la fois parce qu'ils manquent de confiance en soi et parce qu'ils ne savent pas ''comment'' faire et n'osent pas essayer par peur du rejet. Le chat devient alors la seule possibilité qu'ils aient d'établir un lien avec ''l'autre''.
Toutefois, le ''chat'' ne peut offrir qu'une communication partielle. Il est possible de s'y dévoiler et de recevoir les secrets de l'autre mais, le plus souvent, il ne se crée aucun véritable attachement ou lien d'amitié se concrétisant dans le réel. L'autre reste inconnu quand bien même que l'on connaîtrait ses secrets les plus intimes. Ainsi, contrairement à ses attentes, les besoins de communication et d'appartenance du jeune n'arrivent pas à être comblés par le ''chat'' et un sentiment de manque l'envahit, ce qui le pousse à espérer encore plus désespérément que le réseau en arrive à répondre éventuellement à ses besoins. En outre, inquiet quant à sa valeur personnelle et quant à sa capacité de faire sa place dans le monde, frustré par le manque ressenti d'attention, d'acceptation et d'amour &endash; ce que le jeune ne sait pas encore, c'est que pour ressentir l'amour des autres, il faut d'abord s'aimer soi-même, &endash; il se sert de l'anonymat du ''chat'' pour crier sa souffrance intérieure en proférant des stupidités destinées d'une part, à exorciser cette souffrance et, d'autre part, à lui prouver qu'il est digne d'être aimé car, malgré qu'il montre le pire de ce qu'il est, les gens vont l'accepter quand même.
Mais voilà que des gens tannés de sa présence agressante et envahissante, décident de lui fermer la porte. Pour le jeune qui croyait avoir enfin trouvé une famille et des amis l'acceptant tel qu'il est, le sentiment de rejet prend des proportions hors mesure. Il n'arrive pas à comprendre ce qui lui arrive, essaie de se l'expliquer (''ils n'ont pas compris ce que je voulais dire'') et il se convainc que s'il n'arrive pas à y être à nouveau accepté, jamais personne ne l'acceptera (et donc, que ça ne vaut plus la peine de vivre).
Afin de se défaire de cette dépendance nocive au ''chat'' et, surtout, de se sentir plus épanoui et heureux, il est nécessaire de se développer des réseaux d'amitié et de support en dehors du ''chat''. Des réseaux dans lesquels il est possible, d'une part, d'apprendre à s'accepter tel que l'on est et à faire face à nos démons intérieurs afin de les conjurer et, d'autre part, de se rencontrer entre amis, de se partager nos joies et nos peines et de faire des activités ensemble. Ce n'est que là que les besoins d'estime de soi, de communication et d'appartenance pourront véritablement être comblés.
Évidemment, si ces jeunes se sont retrouvés pris au piège du ''chat'' c'est, qu'au départ, il leur était difficile de faire les pas nécessaires pour se bâtir un réseau d'amis. Plusieurs auront donc besoin d'encouragement et, il faut le dire, de courage pour demander de l'aide et établir des contacts avec des amis réels. La meilleure chose à faire c'est, d'une part, d'encourager votre fils à discuter avec vous ou avec un intervenant d'un regroupement de jeunes (comme la Maison des jeunes, par ex.), d'un centre d'écoute anonyme ou du CLSC, par exemple, de ce qu'il vit présentement. Et, d'autre part, de l'encourager à entrer en contact avec d'autres jeunes au travers, par exemple, d'activités qui pourraient l'intéresser. Afin de ne plus dépendre du ''chat'', il lui faut prendre conscience des raisons derrière ses difficultés et apprendre, ensuite, à établir des liens beaucoup plus satisfaisants avec des gens réels.
(Jacqueline Comte M.A. Sexologue clinicienne et psychothérapeute)
 
 
TEMOIGNAGES

"Je me suis inscrite sur Netclub cet été; je ne savais pas trop ce que je recherchais au juste, mais je savais une chose, je me faisais ch..., il faisait beau, je me sentais bien, mais un peu seule (oui on va sans doute me dire que je me suis inscrite pour combler un manque blablabla...Bref passons sur l'analyse) et je me suis dit, pourquoi pas essayer?!
Au début, ça fait franchement "j'fais mes courses sur le net" et puis, on se prend au jeu. j'ai commencé par dialoguer avec un individu qui, virtuellement, avait l'air charmant; très marrant, cultivé, original. Et puis la rencontre: effectivement, on avait pas mal de choses en commun, une vision de la vie et des goûts assez similaires, mais un taux d'alchimie égale à zéro... Je l'ai revu une 2eme fois, j'avais envie de m'en faire un ami, mais apparemment il n'avait pas les mêmes intentions et ça s'est mal terminé. Plus de nouvelles depuis.
Puis j'en ai rencontré un 2eme, mimi, gentil, mais qui n'avait pas envie de 'construire'; bref en d'autres termes, qui avait juste envie de s'amuser (c'est l'été, les hormones, etc...) j'ai apprécié sa franchise, je n'étais pas forcément contre l'idée de m'amuser sans penser plus que ça à l'avenir...On est restés 'ensemble' tout l'été, et puis, chacun est reparti de son coté... Manque de bol -oui, j'ai décidé de jouer dans la transparence- je suis tombée enceinte. Bref, passons, je n'ai pas trop envie de m'étendre là-dessus et je ne suis pas sûre que ça intéresse beaucoup de monde (pour ça, je vais sur le forum IVG... et je n'aurais qu'une chose à dire: on est jamais assez prudents) On ne s'était rien promis, mais il a été très présent durant ces quelques jours, bref rien à redire sur lui...
Tout ça pour dire ce que d'autres ont du déjà dire avant moi: le Net est un moyen comme un autre de faire des rencontres qui n'auraient sans doute pas eu lieu sans ce moyen, le tout est de savoir ne pas trop rester dans le 'virtuel', dans cette situation d'attente, 'tiens j'ai un message, et c'est qui celui-là etc...' Parce qu'on peut vite devenir accro, et que finalement, on est comme une ... devant son ordi et pas dans la 'vraie' vie; on fait des rencontres toutes plus illusoires les unes que les autres, et surtout qui n'ont de 'rencontres' que le nom, puisque cela se limite à un échange de messages via écrans interposés... Pas génial...
MAIS, quand on décide de se jeter à l'eau, et de rencontrer les gens avec qui on discute, ma foi c'est comme dans la vie; on accroche ou pas, le courant passe ou ne passe pas, on se rappellera...Peut-être, peut-être pas... On tombe quand même sur pas mal de mythos sur le net. Il est si facile de s'inventer, de se ré-inventer, que beaucoup en profitent et n'hésitent pas... Enfin, je ne suis pas psy ni anthropologue, juste une presque trentenaire assez bien dans ses baskets ni bombe atomique ni laideron, je pense; donc les torturés de la vie, mythos et cie, non, très peu pour moi...
D'autres, s'ils se sentent rejetés, ont parfois des réactions très violentes:ça m'est arrivé une fois, j'ai bien failli changer mon numéro de tel, j'ai pété les plombs car la personne en question me harcelait littéralement, et ce à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, il m'insultait, bref, ça s'est fini au commissariat de police... Moche. Mais bien réel pour le coup. Il avait juste mal à son ego et quelques problèmes de neurones visiblement.
J'ai rencontré encore une personne après, mais ni l'un ni l'autre n'avons accroché. Je ne dirais jamais assez à mes amis qui se sont inscrits sur un site de rencontres de faire gaffe -j'ai l'impression de materner un peu mais c'est vrai- et surtout pour les personnes fragiles, cela peut avoir des 'effets secondaires' assez dévastateurs...
Et bien sûr, les mythos sont légion, donc faire doublement gaffe, et surtout ne pas tomber dans la spirale du 'vite, je me connecte voir si j'ai eu des messages' ni dans celle du 'je vais me trouver le prince charmant' (qui ne l'oublions pas, n'existe pas, pas plus que la princesse charmante ou le Pere Noël)"
 

UN HOMME IDEAL

"J'ai entamé une correspondance par mail avec un homme en mars dernier. Je dois dire que je suis consciente d'avoir beaucoup idéalisé cet homme du fait qu'il fait une démarche spirituelle assez poussée et qu'il m'a longuement parlé de l'amour universel, sans attachement…etc, dans notre correspondance ; j'étais fascinée par ce qu'il me disait, je le prenais presque pour un maître spirituel, je le voyais déjà me servir de guide dans ce domaine-là, d'autant plus qu'il avait l'air de le sous-entendre. En juin, nous avons décidé de nous rencontrer, rencontre qui n'a pas pu avoir lieu du fait d'un imprévu. Il s'est alors absenté de chez lui pour raison familiale après m'avoir dit que nous nous verrions à son retour. Je n'ai pas eu de ses nouvelles de tout l'été. En septembre, il m'a écrit : il avait rencontré une femme et il était très pris par cette relation ; notre rencontre tombait donc à l'eau et en plus, il ne souhaitait pas poursuivre notre correspondance. J'ai été très déçue (beaucoup plus que j'aurais dû l'être pour une simple relation amicale avec un homme que je ne connaissais pas : j'avais l'impression d'être trahie et abandonnée). "

R : Je rencontre souvent ce cas de séduction actuellement dans mes consultations. Avec Internet, beaucoup de personnes se font avoir par le côté romantique d'une relation épistolaire. La distance, réduite par la rapidité des échanges et la fascination de l'inconnu font pas mal de dégâts chez les personnes naïves ou trop seules.
Alors, je vous conseille de revenir à la réalité et de changer votre mode de rencontre. La plupart des rencontres qui débouchent sur des relations saines, épanouissantes et durables se font par le biais des amis, des collègues de travail ou par la famille. Soyez donc ouverte sur la nouveauté, sur le dialogue et l'échange, car c'est grâce à ces critères que l'on peut espérer trouver quelqu'un et... le garder !


Orroz

Quelquefois, les femmes dérapent et deviennent accros aux chats "coquins" voire même aux séances de webcams sexy :

"Je suis une femme mariée et fidèle, et le sexe a été pour moi dans la majorité du temps une corvée, pour le plaisir de mon homme seulement. Jusqu'au jour où l'on a commencé à sortir de la routine et que je connaisse vraiment la jouissance. Là j'en voulais de plus en plus, de temps à autre on louait des films xxx, ce qui m'excitait beaucoup et j'aimais voir ça et les reproduire......
Il y a 4 ans j'ai commencé à tchatter avec des hommes; au début c'était anodin mais c'est vite devenu plus hot.....les tchats sexuels... J'ai beaucoup aimé ça, ça m'excitait beaucoup et je dois dire que mon mari en profitait aussi puisque ma libido augmentait beaucoup........ après le tchat je suis passé au cybersexe avec webcam et micro et pas seulement de mon côté mais de mon contact aussi. C'était donnant-donnant. Je suis vite devenue accro de ca......... je me levais à 6.00 h le matin jusqu'à midi et aussi en soirée de 8.00 jusqu'à minuit.......
Je ne faisais plus rien dans la maison, le strict nécessaire.........
Je me rend compte que je n'ai pas mis le nez dehors de l'été.....Je n'ai pas de vie sociale etc., mes seuls amis sont ceux du net... Enfin mon mari n'est au courant de rien et je n'ai pas l'intention de lui dire........ j'ai fait une tentative pour arrêter au mois d'avril, j'ai été 5 semaines sans rien faire mais j'ai recommencé et c'était pire qu'avant. J'ai fait mon ménage, j'ai jeté livres, films, supprimé mes contacts..........
Comme votre site m'a décidée à arrêter, je me suis endormie en braillant hier soir, certains adieux ont été difficiles à faire. Je n'ai plus de fuckfriends. Voilà, vous savez tout........ mon combat a donc commencé le 18 août.....Je pense que ce forum m'aidera beaucoup.
Merci à tous."

R: Nous te souhaitons la bienvenue.
En lisant tes messages, je constate plusieurs choses:
- tu es sans doute très introvertie (ton éducation, sans doute) car tu sembles avoir peur de ton mari. Une fois que tu seras sevrée, je pense que tu t'affirmeras davantage.
- tu l'as connu très jeune, aussi tu n'as pas eu d'autres hommes et ces activités extraconjugales te donnaient l'impression de revivre une adolescence que tu n'as pas ou peu vécue.
- le côté voyeurisme chez les hommes est souvent remplacé chez les femmes par le côté exhibitionnisme. Cela semble être ton cas. Tu fantasmes sur le désir des hommes à ton sujet.
Voilà donc des pistes à explorer quand tu auras trouvé une bonne psy (pas un homme, surtout pas!).
En attendant, je te souhaite bon courage."

Orroz


(© Orroz 2003-2013)

 



Le Livre d'Orroz