"Bonsoir
Orroz,
Voilà 8 mois que mon homme n'a pas été sur du
porno, que ce soit sur le net,
en magazines, en cassettes ou dvd, 8 mois sans cette merde qui nous
a pourri
la vie. Je t'avoue que je ne sais pas très bien où j'en
suis et comment moi je me
sens. Lui il se sent bien c'est évident, il est délivré
de quelque chose ne
serait-ce que parce qu'il n'a plus peur d'être pris. Moi...
Moi je me sens plus libre, bizarrement je découvre le plaisir
d'être une femme
figure toi, et tout ce qui va avec: le maquillage, le fait de savoir
apprécier
de prendre soin de soi comme une femme sait le faire, le plaisir
de se sentir
jolie et attirante sans se sentir sale au moindre regard, le plaisir
de savoir
mettre "out" ces hommes qui ne savent pas qu'on peut être
attirante sans être
une salope... Est-ce que tu peux comprendre ce que je veux dire?
Sans
discrimination aucune, est-ce qu'en tant qu'homme tu peux imaginer ça?
Moi en
tant que femme je ne savais plus que c'était possible...
R: non seulement je le comprends, mais je suis
vraiment content pour toi ! Comme la plupart des femmes de dépendants,
tu étais tellement remontée contre le porno et tous
les hommes qui en consomment que tu étais braquée envers
tout ce qui était séduction et féminité.
"Et plus je me sens libre d'être une femme, tout simplement,
sans me poser de
questions, plus il me semble que mon homme comprend les erreurs qu'il
a faites.
Loin de moi l'idée de lui reprocher quoi que ce soit, cela
m'a passé depuis
longtemps maintenant, ça n'est absolument pas constructeur
qui plus est. Les
reproches c'est bon au début, quand on a besoin de déverser
sa haine sur
quelqu'un de concret, après ça ne rime à rien...
C'est juste qu'il comprend, je
crois, que je me sois réfugiée dans l'asexualité
pour me protéger et le fait de
me voir de plus en plus femme semble le sidérer.
Comment, pourquoi il a cessé de regarder des pornos? Comment,
pourquoi il a
fini par comprendre que ce qu'il cherchait n'est pas là dedans?
En fait je
dois avouer que je n'en sais rien! Mieux! Je pense que je n'y suis
pour rien!
Si lui a décidé d'arrêter notamment pour ne pas
me perdre cela ne tient tout
de même qu'à lui. J'ai longtemps pensé que je
pouvais faire en sorte qu'il
arrête, pour moi, mais c'est idiot! Il fallait qu'il arrête
pour lui-même et
pour notre couple s'il le souhaitait mais c'est tout.
R: C'est tout ? C'est déjà beaucoup
pour un dépendant qui sait qu'il n'est pas tout seul dans
ce combat...
"Je voulais te dire aussi... quand j'ai quitté le forum
sur ton site, j'ai eu
sincèrement le sentiment de vous abandonner. Mais quand j'ai
arrêté mon blog
je me suis sentie bien. Dis aux femmes qui t'écrivent qu'elles
laissent
tomber! Je sais que ça semble facile mais c'est en fait le
plus difficile à
faire. Dis-leur de lâcher prise, et que si leurs andouilles
d'hommes ne
comprennent pas que ce lâcher prise est leur dernière
bouée de sauvetage alors
autant se sauver, effectivement... Et à celles qui comme moi,
trop têtues, trop
imbues d'elles-même ou peut-être trop bêtes, ne
peuvent pas lâcher, dis-leur
que j'ai attendu 7 ans, mais qu'aujourd'hui je suis heureuse!
R: J'espère que ça ne va pas
décourager celles qui viennent de découvrir la dépendance
de leurs hommes ! Mais effectivement, cela prend du temps pour certains,
comme dans toutes les thérapies. Parfois, il suffit d'une
prise de conscience pour redresser la barre à temps et cela
ne prend que quelques mois, et quelquefois cela prend des années
avec des rechutes, des découragements et des crises. Mais
l'important est de ne jamais abdiquer, pour les dépendants
comme pour leurs conjoints.
"J'espère que les choses vont bien pour toi aussi, j'espère
très sincèrement
que tu es heureux dans ta vie, malgré ces difficultés
que la vie nous envoie
de temps en temps, sans toi je n'en serais sans doute jamais sortie.
J'espère
que tu sais ce que tu as fait pour moi parce que c'est inquantifiable.
Jamais
je ne pourrais suffisamment te remercier.
A
bientôt.
Dora
R:
Merci Dora, tes mots me vont droit au coeur. Oui, je suis heureux
dans ma vie, et je serai encore plus heureux si le nombre de sevrés
du porno augmentait car je pense à toutes ces femmes qui
souffrent en silence comme tu as souffert. Il faut beaucoup d'amour
en soi pour accompagner un dépendant dans son sevrage et
toi tu l'as fait durant sept années. Alors bravo!
Bonne nouvelle vie, à toi et à ton homme!
Orroz
PS:
C'est Dora qui avait écrit ce
post en 2005
Rien,
jamais, n'est perdu
C'est une libération
!
C'est une renaissance !
Le point après trois mois de sevrage
Ca fait du bien quand ça s'arrête
On change complètement de regard
sur la vie
Mon mari s'est sorti d'un enfer
Il faut apprendre à maîtriser
ses pensées
Je me suis découvert une nouvelle
vie
Effectivement, on peut s'en sortir !
Mon mari m'a dit qu'il avait soif d'amour
C'est Jésus qui m'a délivré
Rien,
jamais, n'est perdu
Cela
fait 6 mois aujourd´hui que j´ai arrêté toute
fréquentation de la pornographie.
J´en suis heureux. Je ne sens plus mon esprit envahi, pollué,
par des images,
des fantasmes. Il y a davantage de place en moi pour faire autre
chose,
travailler, lire, écrire, rencontrer les autres. Et justement
aussi, quand je
rencontre les autres, je ne ressens plus cette gêne, cette peur
qu´il y avait
quelque part, qu´ils connaissent cette part honteuse qu´il
y avait dans ma vie : et cela c´est un immense soulagement. Comment
auraient réagi ces personnes
que j´aime, que j´estime, qui elles aussi m´aiment
et m´estiment, en apprenant
cela ? Je n´osais pas y penser.
Je me sens soulagé, je me sens plus libre, plus disponible.Mais
je sais bien que ce n´est pas gagné. La tentation est partout,
elle est multiple. Il y a sur ARTE des expositions photos qui frôlent
la pornographie, à la radio des émissions racoleuses.
Et ce que je sais, c´est que je ne dois pas me permettre d´aller
voir, «juste pour voir». C´est comme le bord glissant
d´un gouffre : si j´y mets le pied, je vais y tomber. Jusqu´au
fond. Alors j´essaie d´être vigilant.
Merci à orroz, ce site m´a permis de me rendre compte que
j´étais dépendant :
ce fut un choc, mais ce fut aussi le déclic qu´il me fallait
pour que je
décide vraiment de m´en sortir. Et les témoignages
aussi m´ont secoué. Ceux
des dépendants, qui me montraient que l´engrenage de la
chute est sans fin,
ceux des conjointes, qui m´ont fait prendre conscience de la souffrance
que
nous leur infligeons.
Merci aussi à mon épouse, qui a su m´écouter
sans me condamner ni me rejeter,
qui a su m´encourager, qui sait me demander encore et toujours
où j´en suis.
Nous avons pu préserver notre confiance mutuelle.
Et courage à tous les dépendants, si je crois fermement
que je vais m´en
sortir après près de 40 ans de dépendance ( ! !
!...) c´est que rien, jamais,
n´est perdu.
C'est une libération
!
(extrait d'un post
sur le Forum)
"J'écris ce post pour vous informer que je pars quelques
jours en vacances et que je ne pourrai donc pas ces jours-ci participer
à ce forum, n'ayant pas d'accès Internet là où
je serai. Si tout va bien, le 16 septembre, j'aurai 4 mois d'abstinence
au porno. Moi qui proclame à longueur de post que l'important
c'est d'avancer 24 heures à la fois, que chaque jour sans ce
poison est une étape supplémentaire vers le suivant, je
ne vais certainement pas faire péter le feu d'artifice. Patience
et humilité sont des conditions nécessaires au rétablissement
et au retour à Soi, à l'amour le plus intime qui doit
nous faire vivre. Ces quatre mois sont un acquis, rien de plus. Je les
mets au service de ceux qui veulent s'en sortir, et qui en bavent. Je
les partage pour leur dire que c'est possible, à condition de
lâcher définitivement le porno et de se placer dans une
perspective de vie radicalement autre : celle de l'Amour, de soi et
de l'autre, qui n'a rien à voir avec le vidage de couilles à
la chaine et compulsif.
J'aurais plein de choses à dire. Je dirais simplement que depuis
quatre mois, j'ai le sentiment d'être un peu plus libre. Il y
a 4 mois, j'étais le plus pervers des hommes, une bite à
la place du cerveau, un mec qui, à l'extérieur, tenait
de jolis discours sur les droits des femmes, disait je t'aime à
sa copine, pour mieux la tromper ensuite avec des vidéos salaces,
se masturber devant des femmes humiliées et prises de toutes
parts, chatter la bite à la main avec des femmes et des mecs,
quand ce n'était pas participer directement à des rencontres
ou se payer une prostituée. Moi qui était fier d'être
parvenu à arrêter l'alcool, je me vautrais dans la porno
dépendance et le sex addict. Je me sentais tellement crade, que
je peux difficilement parler de deuil, mais bien plutot de libération.
Un deuil, on le regrette et l'on s'accroche à des souvenirs agréables.
Là, pas question.
Ce forum est pour moi une grâce, un don du ciel. J'ai la chance
de bénéficier des Alcooliques anonymes, pour ce qui est
de l'alcool. Mais je m'aperçois que j'ai besoin aussi de partager
avec des porno dépendants, pour me sortir de cette dépendance
là. Dommage qu'il n'existe pas de groupes de DASA (Dépendants
affectifs et sexuels anonymes) près de chez moi, car je pense
que la rencontre réelle, physique, sans le voile informatique,
pourrait être utile. Je continue de penser que l'outil internet,
et la cyber dépendance qui va avec (pour moi, ça commence
à aller un tout petit peu mieux, mais juste un petit peu, hein...)
n'est pas sans dangers. L'idéal, je crois, serait de ne se connecter
à Internet qu'en cas d'absolue nécessité, professionnelle,
par exemple. Mais dans le même temps, ce forum est sacrément
utile, d'utilité publique, même quand on voit le monde
de cul et de fric dans lequel on nous impose de vivre.
Bon, j'arrête là. Je vous souhaite toutes et tous bon courage
et à bientôt.
R: Merci pour ton témoignage. Pour
ce qui est des DASA, j'ai tenté pendant deux ans d'en mettre
sur pied avec ce site, mais ça n'a jamais marché,
sans doute à
cause de la honte qui accompagne le dépendant, mais aussi
le manque de disponibilité croissant des individus de
notre société
actuelle.
Bon repos et à très bientôt sur le Forum!
Orroz
C'est une renaissance !
(extrait d'un post sur le
Forum)
Bon, aujourd'hui j 'ai vécu quelque chose d'extraordinaire et
j'ai décidé de l'écrire sur papier avant de l écrire
sur pc pour être sûr de pas écrire de conneries :
Ce matin je me suis réveillé pour la première fois
depuis longtemps sans aucune boule dans l'estomac. Je me suis réveillé
serein et clair, presque vide. d'habitude je me sens rattrapé
par des tonnes de pensées et je suis super stressé. Bref
je vais dans la salle de bain, et me regarde dans la glace, et la surprise:
je me vois super jeune. j'ai 29 ans et j'en fais 20! je regarde autour
de moi dans l'appart et je trouve que tout fait gamin dans cet appart:
les posters, les bibelos, je me sens en décallage par rapport
à ce que je vois autour de moi. Le pire arrive lorsque j'ouvre
ma penderie et que j y vois des jeans de skateboard, des baskets, que
des fringues d'adolescent. Au mur j'y vois des casquettes. tout ce que
je possède est resté lié à mon adolescence.
j'ai pas changé de style, pas évolué.
Soudain j'ai compris une chose : j'ai muri, grandi , mué. Pas
cette nuit bien sûr, mais ces derniers mois, depuis que j'ai décidé
d'arrêter le porno, j'ai commencé à evoluer. J'ai
déjà fait l'expérience ces derniers temps de me
sentir plus assuré, moins stressé, d'observer un décallage
entre ce que je possède et ce que je suis, mais ce matin c'était
fulgurant, ce matin j'etais adulte et responsable, pas un ado douteux
et dépendant.
Je me suis souvent demandé pourquoi je n'ai pas de copine, mais
quand je me regarde, je crois que je fais trop jeune pour les femmes
de mon âge et en même temps, dans ma tête, je fais
trop vieux pour les filles qui pourraient être attirées
physiquement (les jeunettes, donc). Ma croissance s'est arrêtée
avec le porno et j'ai vécu dans une coquille pendant des années
; et maintenant je discerne que je vivais dans le statu quo, l'erreur,
maintenant je veux en sortir. Bref j'ai maintenant 2 mois et 3 semaines
de sevrage et je n'ai pas seulement travaillé sur ma dépendance
au porno, mais aussi sur ma propre image dans toutes les situations.
Je gère ma vie au jour le jour et m'attache à éliminer
ce qui est superficiel. Je sens donc qu'une évolution est en
marche et je suis fier de vous dire que ma thérapie va se poursuivre
par un changement de la décoration, de la garde robe et de mon
apparence.
Je crois aussi que la méthode de Mantak Chia qu'Orroz nous a
recommandée commence à porter ses fruits : je me sens
beaucoup plus valorisé par ma sexualité car je réapprends
les sensations de mon corps en liaison avec le sexe. Ce qui veut dire
sans image. Je suis plus ouvert par rapport au sexe parce que je me
rééduque sainement en repartant de zéro. C'est
une renaissance!
Tout ça pour vous dire que, dans ce dur combat, je suis certain
d'une chose : ce qu'on gagne en décrochant du porno, c'est de
se réveiller en vrai homme, celui qui se sent libre et résolu.
Tiens je vais me faire pousser la barbe!
R: Tu n'as pas besoin de te faire pousser la barbe
pour te confirmer que tu as mûri et grandi ! sauf si tu en as
vraiment envie...
En tous cas, bravo pour ton travail car tu en récoltes aujourd'hui
les fruits. La chrysalide est enfin devenu un papillon ! Et je sais
que c'est un travail puisque je pratique le Tao sexuel tous les matins
depuis deux ans et cela demande beaucoup de concentration et de persévérance.
Mais les résultats sont tellement gratifiants. De plus, comme
tu le dis, cela joue dans tous les domaines de l'existence : forme
physique, relations, mental clair et efficace, sens de l'humour, joie
de vivre intérieure, etc. et surtout meilleur contrôle
de la sexualité. On dompte enfin ses pulsions.
Alors, maintenant, cherche toi une compagne pour expérimenter
tout ça et... pour vivre enfin l'amour !
Orroz
Le point après 3 mois de sevrage
(extrait d'un post
sur le Forum)
"Bon, j'ai pas noté le jour exact de la dernière
rechute, mais on y est à peu près, et comme je vais me
rebarrer en vacances, voici le "témoignage exclusif des
3 mois d'abstinence continue de John Warsen"(de notre envoyé
spécial).
En 2001, j'avoue à ma femme que les soirées que je passe
hors du lit conjugal, soi-disant à créer des films sur
mon ordinateur et à communiquer avec de lointains amis par internet,
servent de paravent à une activité beaucoup moins féconde
: devenu champion du monde de dénichage de sites de culs gratuits
"de qualité", j'engloutis mes loisirs dans la quête
et la consommation frénétique d'images pornographiques
que rien ne rassasie.
Cet aveu provoqué par sa découverte de ce qu'elle pense
être une relation extraconjugale qui m' oblige à lâcher
du lest sur mes petits secrets-qui-commencent-à-peser-lourd n'est
que le premier pas du long chemin vers le rétablissement à
travers toute une série de démarches visant pour moitié
à me débarasser de cette encombrante habitude (pour parler
par euphémisme) et pour l'autre moitié à remettre
le nez dedans, régulièrement et irrégulièrement.
A l'heure où je vous cause, soit quatre ans plus tard, j'arrive
tout juste à 3 mois d'abstinence continue, que j'attribue à
la naissance du Forum, dont je fus pourtant un sceptique de la première
heure puisque je pensais que venir témoigner ici équivaudrait
à me ballader dans une station service une clope allumée
dans le bec.
Comment en suis-je arrivé là ?
Il est facile de remonter à l'enfance, et à mes premiers
émois devant les petits fascicules en noir et blanc du début
des années 70, où de jeunes femmes dénudaient leur
poitrine dans des revues qui passeraient pour "prudes" aujourd'hui,
voire franchement cucul (!) N'empèche que, pour l'enfant que
j'étais, l'énigmatique durcissement de sa quéquette
que provoquait la contemplation coupable et délicieuse de ces
créatures de rêve dissimulait une hypocrisie de taille
: les adultes, sous des dehors éducatifs voire moralistes, poursuivaient
des activités secrètes puisque n'importe quel kiosque
leur proposait des fantasmes à bon marché. On se foutait
de ma gueule !
Plus tard, je connus des périodes d'inexistence sexuelle où
j'eus ponctuellement recours au porno pour pallier à la frustration.
Fatal error ! dans mon cas, le porno exacerbait la frustration et ne
faisait que pointer plus ardemment la solitude, la misère et
la détresse qu'il prétendait soulager, mais c'est vrai
qu'il n'en est plus à un mensonge près... les femmes savent
d'instinct que le porno repose sur un malentendu, une confusion mentale
auto-entretenue par les mecs entre la carte et le territoire, l'image
et la chose. Y'avait qu'à voir le regard compatissant de la vendeuse
à qui j'achetais "Penthouse" ou "Privé"
: elle savait qu'elle me fourguait de l'imposture sur papier glacé,
elle avait l'air d'avoir honte pour moi que je me satisfasse de si peu....enfin
bref c'était pas souvent, mais c'était la honte dans toute
son adolescence (quand on aime on a toujours 20 ans, quand on se branle
on en a toujours 12...)
Sur le plan du développement affectif, il y avait des zônes
d'ombre, mais il était sans doute plus facile de les cautériser
à la branlette que d'aller voir sous l'escalier. Et puis j'eus
rapidement d'autres problèmes, avec de vraies filles, un boulot
en dents de scie, et puis l'alcool m'est tombé dessus et ça
m'a occupé un certain temps.
J'aurais dû percuter lorsque j'introduisis Internet dans mon foyer
: je passais déjà trop de temps devant mon ordi, mon couple
c'était pas terrible terrible sur le plan sexuel, je pensais
mériter mieux qu'une femme dont les seins tombants me renvoyaient
au fait que moi non plus je n'avais plus 20 ans... quand je lui en fis
la remarque, elle me répondit "t'as pas vu tes couilles!"
et la discussion s'arréta là.
Imaginez l'effroi et l'éblouissement vertigineux qui s'emparèrent
de votre serviteur quand il fit ses premiers pas sur le web avec son
p'tit modem 29 Ko. Internet, c'était le kiosque à journaux,
sans la marchande !
En tant qu'addict je vais pas ironiser sur la grande tendresse que
je voue aux femmes, vu que j'ai accepté avec enthousiasme de
passer des années à les regarder prendre des poses complaisantes.
Je ne suis pas branché SM, humiliation, zoophilie et autres variations
fétichistes sur le thème de la sexualité "déviante"
: je considère déjà comme un sérieux problème
le fait de succomber aux charmes de jolies filles quand elles les étalent
sur l'écran de mon ordinateur. Même salie, exploitée,
trahie et avilie, la Beauté reste la Beauté. Comme disait
l'autre, nous peignons des moustaches à la Joconde, puis nous
nous lamentons : la Joconde a des moustaches !
Si on est sain d'esprit, on peut penser ce qu'on veut de la marchandisation
du sexe, voire y rester indifférent. Mes excès de pornographe
pratiquant m'ont contraint à une réflexion sur cet envahissement
par les simulacres : voici un nouveau poison dont on n'a pas fini d'entendre
parler, et je suis conscient de la banalité de mon cas. J'ai
confondu virtuel et réel, puis j'ai préféré
consciemment l'un à l'autre, me désolant de ce choix que
je savais néfaste mais y cédant quand même jusqu'à
ce que je n'en puisse plus : il me fallait découvrir quelque
chose d'autre.
Il y a eu d'abord la découverte du site du Psynternaute et des
groupes de thérapie calqués sur le modèle des Alcooliques
anonymes, mais c'était aux States et ça me faisait une
belle jambe (!) de savoir que ça existait outre-atlantique. Il
y a eu le film que j'ai réalisé pour mettre à distance
ma dépendance, (allez le voir sur mon site) l'humour est bien
pour ça mais le problème c'est qu'après la mise
à distance, il faut quand même se rapprocher au chevet
de soi-même pour guérir vraiment. Il y a eu un psychiatre
spécialisé dans l'addiction, que je consulte depuis 3
ans. Il y a eu un voyage en Afrique au cours duquel j'ai été
confronté à une fille qui "incarnait" mes fantasmes
et avec qui je les aurais bien concrétisés, et qui m'a
donné à réfléchir sur la Nature Illusoire
du Fantasme.
Et puis enfin Orroz est arrivé !
C'est pas la peine d'invoquer le Malin, ce serait lui faire trop
d'honneur. Quand on se penche sur l'abîme, il se penche aussi
sur nous, et puis si on lui tend la main il tire d'un grand coup, c'est
tout. Tout déni, toute tentative de fuite se soldent par une
facture. C'est mathématique. J'ai passé 8 ans sur Internet,
et j'ai eu très beau temps. Si j'y repense en termes de gâchis
et de perte irréparable de temps, d'énergie, sans compter
l'overdose d'humiliation, je risque de repartir vers l'auto-apitoiement,
et je sais où il me mènerait.
Hé les gars, bougez-vous le cul, si Orroz l'a fait et si on est
quelques uns en train de le faire, et si l'expérience est transmissible
(je sais, ça fait beaucoup de si) vous n'êtes pas obligés
de rechuter encore et encore pour vous en sortir."
R: Merci pour ton témoignage, cela
permettra
à ceux qui sont en cours de sevrage de se faire une
idée de l'état d'esprit que l'on peut avoir après
trois mois sans porno. alors bon courage mais... reste vigilant!
C'est la période la plus critique, à mon avis.
Mais on sent que tu es bien parti, tout de même.
Ca fait du bien quand cela s'arrête
!
Je suis un porno dépendant en phase de guérison. En contrebalance
à aller voir du porno sur le net, j'ai fait aujourd'hui une recherche
sur la porno dépendance. Cela donne beaucoup de réponses
sur la pornographie infantile, et Dieu merci je n'ai aucun penchant
pour cela, mais je considère la pornographie comme un mal d'aussi
grande envergure. Comme beaucoup (je pense), cela a été
un enfer mais maintenant, la culpabilité écartée,
je pense le transformer en une richesse.
Première chose à dire: ça fait du bien quand cela
s'arrête. Comment je m'en suis sorti : 10 ans de compréhension
de mon histoire, qui est avant tout un travail personnel, et depuis
6 mois la vie m'a mis sur ma route ce dont j'avais besoin : En autre
le Tantra, j'ai fait 3 stages de 3 jours qui permettent de retrouver
l'ordre naturel, où le corps reprend sa juste place laissant
ainsi l'esprit se déployer dans ce que j'appelle la force aimante.
Plus 5 séances de psychothérapie qui m'ont permis de remonter
à la cause de mon égarement.. Et puis l'amour qui ne peut
cohabiter avec ce truc qui détourne sur des impasses ou des abîmes
.
Pour moi la pornographie et les comportements sexuels associés
détournent l'énergie créatrice, cela enferme
dans une énergie très basse qui est reliée à
quelque chose qui vise à la destruction. C'est comme
une paralysie de l'âme qui ne peut prendre son envol et erre
sur un sol sans vie, juste des sensations fortes tel un "trip"
avant la redescente qui conduit à l'essouflement de la vitalité.
Quel bonheur de trouver le chemin du retour. D'avoir dilapidé
toute cette énergie me vient l'envie d'agir non pas contre la
pornographie, mais pour s'en affranchir promouvoir une sexualité
qui s'imbrique dans les relations aimantes. Mon impression c'est
que beaucoup de gens sont perdus dans la sexualité et dans la
relation
à l'autre, il faut créer des espaces de dialogue, de témoignages
de cet enfer mais aussi de ceux qui recouvrent des relations épanouies.
C'est ce que vous faites, merci pour nous d'ouvrir la voie ...
R: Merci pour votre message, et merci d'avoir
expliqué votre démarche de sevrage : certains dépendants
pourront s'en inspirer. Bonne route dans votre nouvelle vie !
Orroz
On change complètement de regard
sur la vie
Très cher Orroz,
Ce que vous faites est ENORME. Jamais je n'avais vu un tel site comme
le vôtre auparavant. J'ai suivi vos conseils, j'ai acheté
le livre de Lise Bourbeau, "les 5 blessures qui empêchent
d'être soi-même", et je suis allé à la
plage le lire. Je me suis -c'est vrai !- reconnu dans plusieurs blessures
et j'ai enfin pu admettre en moi ce qui m'avait tant fait mal et que
je n'avais JAMAIS pu confier à qui que ce soit. J'ai pu aussi
voir les causes réelles de mes comportements, et grâce
à vous, j'ai pu enfin saisir des éléments importants
pour comprendre mes mécanismes intérieurs. Pour la première
fois de ma vie -et je pèse mes mots- je me suis senti réellement
heureux. Plus heureux encore que quand j'étais avec quelqu'un.
Oh! Certes, j'avais bien des rapports sexuels -rares et minables, mais
des rapports quand même - mais je ne me suis jamais senti autant
compris, aimé qu'à ce moment là!
Concernant mes relations avec le voyeurisme et la masturbation, je
peux vous dire que c'est une longue histoire, datant depuis mon adolescence.
Mes rapports sexuels, je les ai eu à 27 ans (j'en ai 28), on
peut les compter sur les doigts de la main. Quand à la plénitude
que j'ai atteint dans ces moments-là, elle ne s'est jamais élevée
au-dessus des paquerettes. Donc, la frustration, croyez moi, je sais
ce que c'est. Je peux dire que cela peut tuer. Les suicides par chagrin
d'amour, j'ai failli y passer. Des maux de ventre atroces, des dépressions
terribles, toutes mes consommations de cannabis et d'alcool...tout partait
de là : de ce manque d'amour. Toutefois, mes relations avec ce
vice m'ont entraîné à une démarche d'introspection
très discrète mais néanmoins active (.../...)
Je pense que ma sensibilité naturelle, exacerbée par le
manque y est franchement pour quelque chose. Le seul ennui, c'est que
les gens à qui on peut parler de ce genre de sujet sans risquer
une rebuffade sont RARES, et vous êtes un de ceux-là, cher
Orroz.
Bizarrement, les compulsions sexuelles, observées, comprises,
analysées avec LE COEUR (compassion sans complaisance) et non
avec le cerveau amènent à redéfinir complètement
l'individu. On change complètement de regard sur la vie, l'amour,
la mort, l'autre, l'humour, l'innocence, le savoir, la volonté,
la compassion, l'ego et...Dieu. (.../...)
Je n'ai moi-même pas atteint la libération parfaite (et
il est inutile de VOULOIR l'atteindre) mais - et je le dis sans aucune
suffisance, en toute humilité et en voulant encourager de tout
mon coeur et de toutes mes forces ceux qui souffrent ainsi- ce qui m'aurait
naguère amené à la masturbation a tendance à
se résorber.
Songez que nous sommes des millions à souffrir ainsi, dans cette
société impitoyable, balladez-vous dans des quartiers
"chauds" : vous verrez des gens de toutes conditions et de
toutes couleurs concernés par cela. N'est-ce pas atroce? Et je
ne parle pas de tout ce que cela entraîne...
Personnellement, je tiens depuis des années, un journal intime.
J'y ai passé du temps, des heures, voire des nuits, parfois.
Depuis que j'ai lu votre site (sur mon lieu de travail !) et Lise Bourbeau,
j'ai la joie de vous annoncer que je me suis acheté un ordinateur
pour écrire un livre, directement inspiré de mon journal
intime, et qui commentera les figures des arcanes majeurs du Tarot.
Je pense qu'il s'appellera "les Tarots vus par un type ordinaire..."
quelque chose comme ça.
Je vous salue très chaleureusement.
R: Je vous remercie pour votre - longue - lettre,
qui m'a beaucoup intéressé puisque je constate non seulement
une guérison en bonne voie mais également une envie de
REVIVRE, de faire quelque chose de positif de ce passé douloureux.
Oui, lancez-vous dans votre projet et -croyez-moi- il aboutira si vous
tenez bon de façon durable dans votre détermination à
en finir avec cette dépendance. Votre exaltation et votre empressement
sont la preuve que vous avez réellement décidé
de changer. Que vous n'ayez "pas atteint la libération
parfaite"
n'est pas important, ce qui l'est c'est votre DETERMINATION, votre
volonté
qui devient peu à peu créative. Continuez sur ce chemin!
Orroz
Mon mari s'est sorti d'un enfer
Nous sommes en février 2004, plus d'un an a passé depuis
que j'ai découvert la dépendance de mon mari. Nous avons,
ensemble, fait beaucoup de chemin depuis. Mon tendre époux a
traversé une période de dépression. Difficile pour
lui de prendre en pleine face son problème. Il lui a fallu reconstruire
une image positive de lui-même. Bien-sûr, nous nous sommes
faits aider. Le jeu en valait la chandelle ! Notre couple démarre
une nouvelle vie extraordinairement riche et merveilleuse. Notre amour,
n'étant plus entravé par la pornographie, s'est complètement
épanoui. J'ai découvert un autre homme, plus calme, plus
serein, plus attentif, plus « homme » et surtout notre vie
sexuelle s'est complètement transformée. Fini l'éjaculateur
précoce, les effusions trop brèves et sans saveurs, les
reproductions de fantasmes (mauvaises imitations de ce que peut être
l'amour partagé). A nous, les délices enchanteurs de caresses
infinies et de jouissances partagées !
Nous sommes parfois encore tous les deux dans la douleur. Chacun
a dû
affronter les démons du passé. Pour mon mari : une exposition
précoce à la pornographie, l'image d'un père lui
aussi dépendant à la pornographie et l'aveu d'une infidélité
de ma part. Pour moi, les blessures d'une agression sexuelle par
un groupe d'adolescents à l'âge de 12 ans. Parfois, nous
entrons tous les deux dans des souffrances infinies. La jalousie nous
fait perdre certaines fois toute raison. Nous nous accrochons l'un à l'autre.
Nous nous réfugions dans notre amour. Peu à peu, nous
retrouvons un équilibre et nous continuons à travailler
sur nous-mêmes. Notre meilleure récompense est le bonheur
que nous voyons dans les yeux de nos enfants.
Comment mon homme a réussi à s'en sortir ?
Il l'expliquerait mieux que moi. Il s'est éloigné complètement
de tout ce qui pouvait lui rappeler la pornographie : il a jeté
tout son matériel pornographique, il s'est désabonné
à TPS, il n'a pas pour l'instant un accès libre à
internet et il évite les magasins de presse, etc. Je pense que
ce qui l'a beaucoup aidé, c'est la découverte d'une nouvelle
vie. Il a mesuré ce que lui a enlevé la pornographie,
il dit parfois avoir l'impression d'être sorti d'un enfer.
Pour finir, je souhaite ajouter ceci. Lorsque j'ai découvert
la dépendance de mon mari, j'étais complètement
atterrée. J'ai eu très peur d'avoir épousé
un fou, un pervers sexuel. Jamais auparavant, je n'avais entendu
parler de ce problème. Cela m'a beaucoup aidé de découvrir
qu'il n'était pas le seul, loin de là, et que cela n'enlevait
en rien sa véritable valeur. Au contraire, c'est une victime
et je l'admire beaucoup maintenant d'avoir réussi à s'en
sortir. Par contre, j'éprouve beaucoup de colère contre
tout le système qui pousse les hommes à aller, malgré
eux parfois, vers la pornographie et à s'enfermer dedans !
R: Je viens de lire votre témoignage
en entier et je suis rassuré que cette histoire se termine
bien, c'est tellement rare ! généralement, la femme
plie bagages et on la comprend ! Mais ce que j'ai aimé c'est
le fait que vous ayez essayé de comprendre pourquoi, que
vous soyez allé
jusqu'à le quitter mais sans le faire de façon
définitive, pour le faire réagir en fait. Et surtout
que votre amour à
tous les deux aient eu raison de "cet enfer", comme
le dit si bien votre mari.
Bravo à tous les deux ! Que l'amour vous accompagne pour
toujours !
Orroz
Il faut apprendre à maîtriser
ses pensées
"Je vous avais promis de mes nouvelles. Voici maintenant 43 jours
que je me suis engagé à suivre vos conseils.... et plus
de 43 jours que je n'ai pas resurfé sur un site X (ni même
cassette, DVD ou autre pornographie). C'est comme une victoire. Je dis
bien 'comme', car c'est des fois très difficile et l'envie 'd'aller
y faire un tour vite-fait' est encore présente. Mais beaucoup
moins souvent et cela me rassure. Je me dis que dans les 43 jours suivants,
l'envie sera encore moindre, et ainsi de suite pour enfin ne plus jamais
avoir envie. L'envie de me masturber est, en revanche encore très
présente. La pratique aussi, mais également beaucoup plus
maîtrisable. Ceci grâce à mes rendez-vous avec le
psychiatre et mon changement de rythme de vie.
Le psy m'a apporté un réconfort dans ma façon de
penser et regarder les problèmes. Si vous êtes capable
de vous analyser, le psychiatre est un bon complément... et surtout
non honteux ! Je suis surpris de rencontrer des gens comme vous et moi
dans la salle d'attente, et pas forcément en pleurs ou dépressifs.
Des gens qui veulent comprendre quelque chose, tout simplement.
Et enfin, j'ai compris que cette envie masturbatoire venait 'soulager'
un stress, une angoisse. Et dès que l'envie me vient, je me demande
immédiatement ce qui me tracasse, ce qui me fait peur. Et à
95% des fois, je trouve la solution et arrive à maîtriser
mon envie. Les jours où le mental est plus laxiste, l'envie est
soulagée. Et c'est comme vous disiez : la cigarette, c'est petit
à petit qu'on en vient à bout.
(.../...) J'ai compris que nous sommes tous de grands anxieux et/ou
stressés qui n'arrivons pas à exprimer notre mal-être
interne. La seule solution que nous avons trouvé est ce refuge
personnel et mauvais. Mauvais pour notre tête, mauvais pour notre
corps. Une fois bien compris et accepté, il faut apprendre à
maîtriser ses pensées et ses actes en écoutant son
corps. Rien de sectaire ! Juste une nouvelle façon de vivre...
bien dans son corps. Changer son quotidien, admettre la vérité
sont les 2 premiers pas vers la victoire. Je suis fier de moi, même
si j'ai encore cette angoisse de rechuter. C'est normal. Je pense que
le plus difficile est passé. Le plus dur, maintenant, est de
s'y tenir. Et effectivement, cela ne tiendra qu'à moi! Pour ceux
qui ont du mal à maîtriser leurs angoisses et leurs phobies,
je vous conseille un livre: 'La peur d'avoir peur' d'André Marchand.
Un bon complément thérapeutique pour ceux qui, en plus
dépriment. Merci pour tout, merci infiniment.
R: Merci à vous pour ce bon plan!
Orroz
Je me suis découvert une nouvelle
vie
"Voici 4 mois aujourd'hui que je ne suis pas allé sur un
site X, ni même cassette ou autre support pornographique. Je suis
fier de moi, mais j'avoue que c'est un combat de longue haleine. Il
est vraiment difficile de résister. Difficile de lutter quand
la petite voix vous dit : 'Allez ! Juste une fois, ce n'est pas bien
nuisible... !' Les films et fantasmes défilent. Il est donc important
de travailler sa focalisation. Le fantasme qui est satisfait engendre
la dépendance. C'est clair et net ! Et je remarque qu'à
force de lutter, les envies sont de moins en moins présentes
et que le quotidien est totalement différent. Qu'il m'est agréable
aujourd'hui de me dire, le soir en m'endormant : 'Tiens, cela fait 2
jours que je n'y ai pas pensé !'. J'espère bien que bientôt,
je n'y penserai plus. Ce bientôt est peut-être dans 1, 2,
ou 3 ans, mais la période la plus difficile est cette première
année où l'on est plus vulnérable ; où les
envies vous paraissent définitivement terminées, mais
à la fois tellement tentantes encore.
Je me suis découvert une nouvelle vie en pratiquant la relaxation...
et tout ce qui en découle : une meilleure alimentation, un nouveau
regard sur la vie, de nouveaux projets, bref : un nouveau souffle.
Alors encore, merci mille fois Orroz de m'avoir ouvert les yeux.
De toute façon, mon esprit ne pouvait plus supporter cette cachoterie
avec moi-même et mon entourage. Il a fallu un jour se réveiller.
Cela a été terriblement dur et douloureux (phase dépressive),
mais aujourd'hui, je remercie d'être passé par ce 'point
zéro', car je vais beaucoup mieux. J'ai appris à mieux
me connaître, à regarder mon passé et mes colères
qui en résultaient. Toute cette aventure n'était qu'un
refuge à des désordres. Désordre affectif, désordre
familial, désordre d'estime de soi et d'amour propre.
Bon courage à tous ceux qui entament cette lutte. Avec beaucoup
d'amour, de courage et d'objectivité, la réussite n'est
finalement pas loin ! Pour moi la vraie réussite sera lorsque
plus jamais je n'aurai cette nostalgie suivie d'envies.
Si seulement quelqu'un pouvait me confirmer qu'un jour je serai comme
cela !
R: C'est comme demander si plus jamais on
n'aura de problèmes dans la vie ! C'est impossible, aussi
il faut avoir la foi et cultiver la confiance en soi, la confiance
en la Vie et surtout faire preuve de PATIENCE...
J'explique souvent cela à ma femme (avec qui un vrai dialogue
s'est installé et qui était nécessaire pour la
survie de notre couple) et lui fait comprendre que le X a bercé
14 années de ma vie et qu'il sera long d'ôter toutes ces
images incrustées dans ma tête. Le pire de tout pour moi
c'est que ces images sont encore associées à des mots
comme 'détente, plaisir, curiosité, évasion'. Je
crois que c'est cela la vraie drogue : être enveloppé tendrement
de choses nocives et sournoises qui nous détruisent à
petit feu. L'esprit est comme un disque dur : il faut apprendre à
le reformater maintenant. Tous les jours y croire et tous les jours
se répéter que c'est un poison qui nous mène vers
le bas. Et surtout les jours où on a l'impression de baigner
dans un bonheur intense et que cette journée est la plus belle
depuis longtemps --- c'est cette journée-là qui est la
plus dangeureuse.
R: Vouz avez raison! Combien de fois j'ai
rechuté
pensant que la bataille était gagnée... Ne jamais
penser que l'on est "sorti de l'auberge" et que l'on
ne craint plus rien. Au bout de quelques mois, on sent que les
obsessions se font de plus en plus rares, et cela devient moins
pénible. Et plus le temps passe, plus on se sent fort,
solide, et surtout plus sain !
Orroz
Effectivement, on peut s'en sortir !
Je me rends compte que votre site prend de plus en plus d'ampleur
et je vous en félicite pour tout ce que vous apportez par son
intermédiaire, le temps que vous y consacrez. Je note cependant
une chose dans les récits : c'est cette peur de ne jamais y arriver,
de ne jamais s'en sortir... C'est une véritable angoisse de tous
ces 'piégés du porno-net' qui fait ressortir le plus fragile
de tout un chacun. Ces personnes sont persuadées que la délivrance
est inaccessible. Je le sais! Je l'ai ressentie ! Mais effectivement
on peut s'en sortir ! Chacunes d'elles sont en attente du remède,
de LA technique qui permet de trouver la voie de la guérison.
Mais comment leur faire comprendre que c'est vraiment à eux de
trouver la faille qui les a plongés dans ce cercle vicieux, que
chaque parcours de réussite sera différent d'un être à l'autre
? Balaise, Blaise ! (.../...) Je ne désespère pas de voir
votre site reconnu un jour par la presse et autres récompenses
remises pour dévouement de l'utilité publique ! Car je
suis certain qu'un jour, on vous dira merci d'avoir mis le doigt sur
un véritable problème de société ! Encore
merci !
R: Je vous en prie!
Orroz
Mon mari m'a dit qu'il avait soif d'amour
Bonjour ORROZ,
J'ai lu votre livre que vous recommandiez "Faire l'amour divinement",
je l'ai beaucoup apprécié et il m'a fait découvrir
finalement l'amour que je désirais depuis toujours et que je
m'imaginais quand j'étais plus jeune, tout en douceur !!!
R: Bravo! cela va aider grandement votre
couple.
Cela fait maintenant trois semaines qu'il tient le coup, et cela
commence
à revenir cette envie malicieuse, à être difficile
pour lui, me dit -il. Il y a pensé vendredi dernier mais il est
arrivé à se reprendre et se contrôler.
R: Encouragez-le, il en a besoin.
Hier soir, il m'a dit qu'il avait fait un rêve, il se voyait entrain
de se masturber sur un magazine et il s'est réveillé en
sursaut. Il y a pensé toute la journée mais plutôt
d'une manière positive en se disant tout le mal que cela avait
fait pour lui pour nous et il a pensé également à
notre amour (le seul et l'unique). Il est vrai que nous n'avions
pas fait l'amour depuis que nous avions découvert sa maladie,
peut
être à part une fois où nous n'étions pas
allé très loin par peur de l'inconnu, je pense. Cela paraît
sûrement compréhensible.
R: tout à fait...
Nous avons donc discuté de nos peurs, apréhensions, mais
comme j'avais lu le livre, je me sentais plus forte et ensuite nous
avons fait l'amour de la manière dont je le voulais moi. Il s'est
laissé aller totalement sans penser à rien, en restant
dans la réalité, dans le concret. Nous l'avons fait deux
fois et la deuxième fois, bien sûr, il a éjaculé
car il était excité (en voulant le faire à nouveau,
il m'a dit qu'il avait soif d'amour, j'ai trouvé ces mots d'une
agréable mélodie et pleine de tendresse) mais d'une façon
tout à fait différente que d'habitude tout en douceur.
R: Soif d'amour! Fabuleux! il va s'en sortir.
Ces deux fois on était vraiment super, je ressentais des sensations
que je n'avais jamais eues et lui aussi me disait-il (de tension, d'ouverture,
de plaisir infime) c'était vraiment magnifique !!! J'ai même
caressé son sexe au début en ayant peur qu'il reprenne
ses automatismes pervers mais ensuite je l'ai senti différemment
et cela m'a permis de voir qu'il était vraiment avec moi et non
dans ses fantasmes et j'étais heureuse il faut l'avouer.
R: Oui, je sais que l'auteur du livre conseille
à la femme de ne pas toucher le sexe de son homme afin
de ne pas l'exciter, mais à la pratique je pense qu'il
vaut mieux qu'elle le fasse, toutefois d'une manière douce,
tendre, sans le va et vient de la masturbation.
Ce matin, il m'a dit qu'il était sur un nuage; il a eu du mal
à s'endormir à nouveau et là je pense que cela
a du cogiter dans sa tête. Quoi, je ne sais pas mais il est en
train de tout revoir sexuellement et doit sûrement se surpendre
ou ne pas comprendre. Cela a du être la même chose pour
vous, je suppose !!! C'est simplement pour essayer de comprendre ce
qui peut se passer dans sa tête que je vous pose cette question
très gênante, je le conçois.
R: Non, vous savez plus rien ne me gêne
sur ce plan-là! Je suis effectivement passé par là
et je vais dire à votre homme qu'il risque de se rebeller
même, de penser qu'il va peut-être perdre sa position
dominante dans le couple, mais qu'il se rassure: il n'en est
rien: la femme que vous
êtes ne veut rien d'autre que son bonheur, et retrouver
l'harmonie
à deux.
Recevez mes salutations
Orroz
C'est Jésus qui m'a délivré
"Dès mon plus jeune âge j'ai eu recours à la
masturbation, mes pensées s'orientaient vers la sexualité
et m'empêchaient même de me concentrer à l'école.
Cela a pris une proportion énorme en grandissant. À l'adolescence,
j'ai lu un livre de Billy Graham traitant des problèmes de la
jeunesse, et c'est dans ce livre que j'ai pris conscience que la masturbation
était un péché ; seulement il était impossible
de m'en défaire. Beaucoup plus tard cela a ouvert la porte à
la pornographie. C'est à l'âge de 20 ans, alors que je
travaillais la nuit, que je suis tombé sur une chaîne privée
française qui présentait un film X. Cela fut une dégringolade.
Petit à petit j'ai regardé des films x en me masturbant.
Avec l'arrivée d'Internet ce fut la catastrophe. Je voulais aller
de plus en plus loin et cela ne me rassasiait jamais : j'ai proposé
même à ma femme de pratiquer les clubs de libertinage,
Dieu merci elle refusa. J'étais engagé dans mon église
à la direction de la louange. J'ai consulté un spécialiste,
j'ai aussi participé à une émission de télévision
mais cela n'a rien changé. J'étais dans la mort spirituelle
et ne savais pas comment me sortir de cette impasse; cela a duré
25 ans. Tout ce temps j'ai essayé par la psychologie et la psychiatrie
mais sans résultats. En surfant sur Internet j'ai lu un article
chrétien traitant de la pornographie, et je fus orienté
vers le cours "Le chemin de la pureté". Je croyais
que cela était en anglais, mais j'ai découvert que le
cours existait en français. J'ai commencé le cours et
dès le premier jour, ma joie fut immense. Aujourd'hui je suis
libre de tout esclavage sexuel et de toute forme d'impureté.
C'est un processus de liberté qui s'établit uniquement
avec la grâce de Dieu dans une communion quotidienne avec lui.
Sans celle-ci nous ne pouvons rien faire, seul Jésus a pris notre
péché à la croix. Il suffit de lui faire confiance
car il a la puissance que le monde n'a pas pour nous libérer.
Je peux dire enfin : celui que le fils affranchit sera réellement
libre. Merci à Jésus qui m'a délivré. Merci
à mon pasteur qui avait commencé ce travail avec moi.
Merci à mon mentor et à toute l'équipe de "Pour
libérer les captifs" que Dieu à mis sur mon chemin.
R: Merci pour votre message. Cela me réjouit
de voir que vous avez trouvé votre voie de libération,
et cela me réjouit de constater que je ne suis pas le
seul ex-dépendant
à proposer de l'aide sur le Web. J'ai trouvé le
lien qui mène au site dont vous parlez, aussi je vais
le mettre sur l'une de mes pages afin que les chrétiens
qui atterrissent sur mon site puissent disposer d'une porte
de sortie qui leur conviennent. Pour ma part, c'est le Tao
qui m'a ouvert les yeux, pour certains c'est Bouddha et pour
d'autres c'est le Yoga. Qu'importe la Voie, pourvu qu'elle
mène
à la délivrance et au salut de l'âme.
Merci encore, et que la Paix soit pour toujours avec vous.
Orroz
