LES
RACINES
de la dépendance au porno

Mon
expérience de psy m'a amené à cerner les origines
de cette dépendance. En voici quelques unes :
- Une mère trop étouffante ou trop autoritaire
- Une mère à tendance nymphomane
- Un père absent ou dominé par sa femme
- Un père alcoolique ou/et violent
- Un père déjà dépendant à la pornographie
- Un père incestueux
- Un grand-père incestueux
- Un frère ou une soeur incestueux
- Un oncle ou un ami de la famille abuseur sexuel.
Ce
sont les racines les plus fréquentes. Dans tous les cas, l'enfant
est blessé et se réfugie dans un espace où il
peut se sentir en sécurité : la chambre, la cave, le
grenier, le garage, les toilettes, qu'importe pourvu qu'il soit seul.
Mais cette apparente sécurité dans la solitude génère
un vide, un manque, que l'enfant va chercher à combler grâce
à son imaginaire: un monde virtuel qui lui donne l'impression
de vivre ce qu'il n'a pas pu vivre sainement dans le monde réel.
Mais comme il ne peut le partager, il en devient dépendant.
La guérison passe donc par :
- retrouver les racines de cette dépendance
- en parler afin de les conscientiser
- les extraire de son subconscient grâce au sevrage
- les remplacer par des plaisirs sains et partagés.
Dans
cette page sont relatées les histoires personnelles de quelques
dépendants en phase de sevrage.
Suivant les conseils donnés sur ce site, ils ont décidé
d'entamer un travail sur eux afin de mieux comprendre comment ils
en sont arrivés à consommer frénétiquement
des images pornographiques, afin de sortir progressivement de ces
élans compulsifs qu'ils ne maîtrisaient plus.
Un
beau-père alcoolique
Une famille incestueuse
J'ai grandi dans le porno
Abusé
par un pédophile à 14 ans
Les films X de mon père
Les catalogues de lingerie
Un
beau-père alcoolique
"Voilà l'histoire, ce que quelques séances chez
le psy m'ont aidé à comprendre... ce que je ne voulais
pas entendre:
J'ai passé mon enfance (de 2 à 14 ans) dans une petite
maison, assez
mal conçue et étriquée. Cette maison était
celle de mon ex beau-père,
alcoolique. Il avait divorcé six mois auparavant, ma mère
idem. Nous nous sommes installés dans cette maison, ma mère,
ma soeur et moi. Il n'était pas méchant. Pas foncièrement,
je veux dire. Mais il buvait. Rarement au point de tomber par terre,
mais au point de ne plus savoir parler correctemement. Lorsqu'il rentrait
le soir, il ne supportait pas de nous voir, ma soeur et moi. Il était
aigri, colérique. Il gueulait, gueulait, gueulait, gueulait.
Le soir, il mangeait tout seul devant SA télé pendant
que ma soeur et moi mangions dans la cuisine. Si nous riions trop
fort, il gueulait. Il fallait chuchoter. Le grand moment de libération,
c'était lorsque ma mère
rentrait du boulot. Tard, elle travaillait à Match. Lorsqu'elle
était là, il y avait quelqu'un pour nous défendre.
Moi j'étais un petit garçon. Je le voyais se défouler
(verbalement) sur ma soeur, gueuler après. Je me rends compte
aujourd'hui comme elle a dû souffrir, la pauvre. Moi je me cachais.
Ma soeur et moi en rentrant de l'école, on goûtait sur
la table basse du salon. Je me rappelle encore entendre le bruit de
SA valise de travail se poser sur le sol, je vois encore sa silhouette
chercher ses clés dans ses poches. Dès que nous le voyions
passer devant la fenêtre, il nous fallait tout débarasser,
éteindre la télé (parfois nous ne l'éteignions
pas) et monter l'escalier en courant. Généralement nous
y arrivions avant même qu'il n'ait ouvert la porte. C'était
presque devenu un jeu, c'était la course de la journée.
Je me rend compte en écrivant à quel point c'était
pathétique. Nous fuyions. N'importe qui aurait pleuré
en voyant ce spectacle quotidien. Toutes mes journées n'étaient
que fuites, mon but ultime était d'être là où
il n'était pas. C'était devenu presque inconscient,
comme une sorte d'instinct de conversation. Ce n'était pas
un tueur, il ne nous a jamais battu, (malgré quelques claques,
dont une à ma soeur qui lui a valu une formidable engueulade
avec ma mère. Elle tenait le fouet de l'amour devant ce fauve
bestial, il avait besoin d'elle) mais pour moi il avait un je ne sais
quoi de terrorisant. Une sorte de monstre qui l'habitait et le rendait
monstreux à mes yeux, comme une double nature. L'alcool, c'était
le nom du monstre. Bizarrement je me rappelle que lorsque j'étais
petit, je ne dessinais que des châteaux forts. Avec des tours,
un pont levis, et une formidable herse. Un immense château qui
prenait toute la feuille. En vérité, c'était
une prison que je dessinais, la prison où je me cachais, la
prison où je m'évadais. Mes grands refuges: le grenier
et la cave de la maison. Les deux extrêmes par rapport au salon,
là où on ne vient pas vous gueuler dessus, là
où personne ne vient vous chercher. J'ai passé mon enfance
dans la solitude et l'angoisse qu'on me trouve, l'obsession de la
cachette. Je me rappelle m'être caché même lorsqu'il
n'y avait personne dans la maison. Après tout c'était
un endroit comme un autre, ça m'était devenu naturel.
Et pour passer ces deux sentiments, je me trouvais des jeux, n'importe
quels jeux imaginaires. Ils m'aidaient à passer le temps, passer
l'angoisse.
Lorsque
j'ai eu 5 ans, je suis tombé sur ma première cassette
X. Celle qui trainait par inadvertance, au milieu de toutes les cassettes.
Première réaction: dégoût. Je me rappelle
de l'image, un cunilungus en gros plan, genre à l'échelle
1/100. J'ai cru à une sorte de vivisection. Et une extrême
curiosité, tout de suite. Enfin un élément intéressant
de divertissement dans mon château ! C'était rare au
début. J'ai mis du temps à comprendre de quoi il s'agissait.
J'en ai parlé à ma soeur qui a appelé deux copains
(souvenir vague dont je n'arrive toujours pas à interpréter
le sens). Pourquoi a-t-elle fait venir ces deux types ? Elle était
au collège. Bref, ce n'est pas le sujet.) Mais j'ai bien vu
que c'état quelque chose qui intéressait les garçons.
J'ai cherché pourquoi, et mon corps m'a vite aidé à
comprendre. Au fur et à mesure, c'est devenu l'un de mes "jeux"
préférés. Puis j'ai grandi, en continuant à
jouer. L'avantage de ce jeu : il hypnotise, il fascine, et de la manière
que vous pouvez imaginer, il détend. C'était tout ce
dont j'avais besoin. Et puis j'ai grandi, avec toujours la même
dérive comportementale, cette fâcheuse tendance à
vouloir fuir la réalité, refuser de s'y impliquer, ne
pas vouloir être remarqué. Refuser de s'impliquer dans
sa propre vie. Une vie presque végétative. La vie a
continué, j'ai grandi et mûri, premières expériences
dans pas mal de domaines. On a déménagé dans
une maison plus grande mais plus loin du centre. Chacun sa pièce.
Mon beau-père, en vieillissant, a fini par se faire à
notre présence comme à de la mousse sur les murs dont
on ne vient jamais à bout. On faisait partie de son décor.
Et puis ma soeur est partie dès qu'elle a pu, moi il a fini
par m'apprécier. Sans doute pour cette discrétion, lui
qui avait horreur qu'on le dérange. Le déranger, ça
a toujours été ma hantise de petit garçon. Un
peu comme si j'eusse habité un château hanté,
où la caverne d'un ours où d'un dragon. Ne pas provoquer
la fureur, une fureur alcoolique, sans limite. Il a pris du gris sur
la tête, a grossi, s'est ridé. Les ennuis de santé
ont commencés. Le travail de ma mère sur lui a contribué
à assagir son caractère. Et puis je pense
qu'il a découvert qu'il voulait peut-être un peu de bonheur.
Parfois il m'appelait Laurent. C'est le prénom de son fils.
Cela le faisait tantôt rire, tantôt il se reprenait aussitôt
avec un geste d'humeur. Et cela semait le doute en moi, se pouvait-il
qu'à un seul moment il m'ait aimé comme un fils ? Je
pense plutôt que je n'ai jamais fait que lui rappeler l'absence
de son fils, et s'il m'a aimé comme un fils un seul jour, c'est
parce qu'il a dû juger que j'étais un bon fils de substitution.
Ma pièce priviliégiée : le bureau, l'ordinateur,
internet haut-débit... Je vous laisse imaginer le souvenir
glauque que je garde de cette pièce. En quantité, je
pense qu'en trois ans, j'aurais pu l'enduire du sol au plafond de
mon sperme. Un jour ma mère a décidé de partir.
Elle s'est faite opérer, un nom bizarre, usterectomie, un truc
dans ce genre là. On lui a retiré un
bout de tuyauterie, opération banale pour écarter un
risque probable de cancérisation. Là, elle a réalisé.
Elle s'est réveillée un matin, je ne sais pas ce qu'il
s'est passé dans sa tête. Elle pleura beaucoup. Nous
avons déménagé en toute précipitation
un soir, quittant l'ivresse, échappant à un probable
drame comme on en lit dans les faits divers des petits quotidiens
locaux. Les 6 mois suivant ont été les plus beaux de
ma vie. C'était comme une renaissance. Un acte II. J'ai connu
ma rose, tout était magnifique. Je chantais du Louis Armstrong
et du Charles Trenet à tue tête. Je brûlais de
vie. J'écrivais tout le temps. C'était l'âge d'or.
Et puis
les grandes vacances sont arrivées. Et à nouveau la
solitude. L'isolement. Être seul m'est devenu extrêmement
désagréable. Je ne supporte plus ça. Pas au point
de la phobie, mais au moins jusqu'au mal-être. Lorsque je suis
seul, reviennent se placer tout autour de moi les murs de cette cave,
de ce grenier, me reviennent les petits jeux oisifs qui ne riment
à rien d'autre qu'à passer le temps.
Aujourd'hui s'est rajouté à cette solitude permanente
le stress croissant des études, une pression énorme.
J'ai grandi depuis que j'ai emménagé chez mon beau-père,
l'eau a coulé sous les ponts. Mais le souvenir de ce petit
garçon introverti, fantomatique, me hante. Il continue de vivre
à travers moi et je ne sais comment l'exorciser. Mais il y
a néanmoins quelque chose que j'ai compris chez le psy. Déjà
c'est lui qui m'a fait comprendre d'où venait mon comportement
actuel, je crois qu'on dit "compulsif": il vient de ce petit
garçon. Il m'a également expliqué que la
masturbation est un acte auto-érotique et auto-calmant, et
qu'en acte
il éloigne de la parole et de la pensée. C'était
bien le but, de m'écarter de la pensée. C'était
bientôt douloureux de penser. Penser à son malheur,
c'est le faire exister. Jusqu'à aujourd'hui, j'ai
cru naïvement que tout faire pour ne plus y penser, c'est le
faire cesser d'exister. Pour ne plus avoir à recourir à
ce procédé, il faut donc que je sorte de l'acte pour
passer à ce qui est de l'ordre de la parole, de la pensée.
il n'y a plus un jour où je ne parle pas de moi à quelqu'un,
de tout et de rien. Le problème, c'est que je ne voudrais pas
non plus harceler mes connaissances dès que j'ai un petit problème
qui est source d'angoisse pour moi. "Parfois il faut régler
les problèmes seuls, c'est comme ça qu'on grandit".
Alors je fais des efforts. A cause des études, il n'y a pas
un moment où je me sens reposé. Mais je fais mon maximum
pour parler, ne plus éviter les problèmes. Je manque
énormement d'encouragement, parce que personne ne sait que
j'en ai besoin. Parler à ma mère ? Certainement pas.
Il y a des choses qu'on ne peut dire qu'à un certain moment
: quand elles sont révolues. J'avais une amie, elle est partie.
C'est d'un ami dont j'aurais besoin.
Comment faire grandir le petit garçon qui est en moi ? C'est
affreusement difficile de prendre sa vie en main. C'est un effort
de volonté que je suis la plupart du temps incapable de faire.
Mais j'ai de bonnes passes. Je pense que si je continue à recourir
le moins possible à des procédés louches et malhonnêtes,
je vivrai de mieux en mieux.
Ce que je viens d'écrire, c'est un morceau de moi que je vous
livre. Un peu comme si je m'étais arraché le coeur pour
l'exposer sur un plateau d'argent. Quelque coeur que ce soit, il est
précieux, alors s'il vous plaît, ne le maltraitez pas
trop. Il n'est pas non plus utile de vous apitoyer sur mon sort, je
ne l'ai que trop fait moi-même.
Merci d'avoir eu la patience de me lire."
R: je viens de lire attentivement votre histoire...
Ce que je me demande, c'est : pourquoi le psy a-t-il attendu tant
de séances avant de vous faire aller dans ces fameuses racines?
Personnellement, après un premier entretien purement psychologique
afin de cerner la problématique du consultant, je propose dans
les suivantes d'aller voir ce qui s'est passé dans l'enfance.
Mais peut-être que vous bloquiez, ou que vous parliez trop?
"Les séances n'ont pas abouti à un résultat
tout de suite parce que je me suis focalisé sur le problème
de l'addiction. Lui parlait très peu et essayait de trouver
une piste qui permettrait de remonter à la racine du problème.
Au début, je ne faisais que lui parler de ce que je ressentais.
Mon premier besoin, c'était de dédiaboliser ce truc
en moi. J'ai craché mon venin avec des mots vulgaires, qui
font mal aux oreilles, des choses qu'on ne dirait nul par ailleurs.
Après je me sentais mieux. Tout était beaucoup trop
récent, je pense, pour que je puisse m'attaquer sérieusement
au problème.
Je pense que, voyant qu'il n'avait pas n'importe qui en face de lui
( c'est pas que j'ai les chevilles enflées, juste que je commence
à atteindre un certain niveau d'études et je sais que
je suis capable de produire une réflexion solide), il a décidé
d'adopter une attitude un peu didactique. Je suis arrivé chez
lui en disant que je n'avais absolument aucune idée de la manière
dont je pouvais procéder, tous les moyens s'étaient
avérés inefficaces. Je suis arrivé là
en attente de solution. Oui, certes, je parlais beaucoup trop. Et
puis il me posait des questions auxquelles je n'avais pas envie de
répondre.
Il m'a d'ailleurs posé deux fois la même question. "Est-ce
qu'il vous arrive de vous ennuyer ?" Les deux fois, j'ai été
incapable de répondre. Blocage je pense. Cette image du petit
garçon, je l'avais enfoui au fond de moi, au plus profond.
C'est tout un pendant de ma vie que je m'étais dissimulé.
Comment était-il possible que je ne me rappelle pas m'être
ennuyé, après toutes ces années passées
dans l'isolement ? Le problème est venu du fait que je ne lui
faisais pas confiance, que je ne comprenais pas comment il pourrait
m'aider. Une fois que je l'ai compris, tout s'est enclenché."
R: C’est bien ce que je pensais. Il a
attendu que vous soyez prêt à entendre ce que vous ne
vouliez pas entendre, ou plutôt ce que vous
ne pouviez pas entendre à cause du vacarme de l’intellect
dans votre tête ! En tous cas, vous
voilà bien parti pour la guérison. Mais bien entendu,
ces séances chez le psy ne peuvent pas faire l'économie
de la période de sevrage qui,
à mon avis, est essentielle.
Alors,
bon courage !
Orroz
Une
famille incestueuse
"Je
rencontre le besoin de me présenter car je pense manquer de
clarté à mon sujet. Je prends mon problème d'addiction
très au sérieux. Chaque rechute est pour moi difficile
à vivre. Ma vie actuelle est radicalement différente
de ma vie d'avant. Cette nouvelle vie débute avec la rencontre
de ma femme en 1990. Du coup, je ne situe pas mon malaise dans ma
vie de couple.
Ma vie se résume par : comment devenir un type bien lorsqu'on
a ses deux parents fous et qu'on a grandi dans un milieu familial
incestueux ?
Quelques fait marquants de mon histoire :
Je suis l'enfant du milieu. Petit je suis beau, doux, aimé
par ses deux parents.
- à 4 ans j'ai très mal vécu la séparation
de mes parents. Mon père était est un homme violent
et alcoolique.
- à 9 ans un copain se fait écraser à deux mètres
de moi. Il a couru après une bille que j'ai refusé d'aller
chercher.
- à 10 ans je ramasse sur le trottoir les pages déchirées
d'une revue porno. L'effet est immédiat: à force de
les regarder et de les plier, les images disparaissent.
- à 11 ans mon père revient vivre avec nous. Malgré
une relation complice, je découvre la maniaco-dépression
de cet homme : l'enfer.
- à 11 ans je regarde un film de cul avec des membres de ma
famille maternelle. Aucun des adultes présents ne réagissent
(grand-parents, oncle et tante).
- à 14 ans j'ai des relation sexuelles avec ma sœur de
10 ans. On ne s'est presque jamais vus jusqu'alors. Nous prenions
le bain ensemble avec l'accord de ma mère.
- à l'adolescence, je n'ai pas d'expérience sexuelles,
je suis timide et renfermé. Seul le sport me libère.
Je continue d'avoir des rapports sexuels avec ma sœur, regarde
des films porno et lis et relis la revue "union".
- à 20 ans je veux reprendre ma vie en main. Je fonde une vie
de couple et entame une formation d'éducateur spécialisé.
Je mets fin à ma relation incestueuse.
- à 22 ans je découvre le cybersexe. le choc est le
même qu'à onze ans avec les pages trouvées sur
le trottoir. Je n'arrêterais jamais vraiment de naviguer sur
des sites porno jusqu'à aujourd'hui. Comme beaucoup j'ai cru
à une possibilité de me contrôler.
- à 26 ans mon grand père est surpris par ma mère
en train de violer une petite cousine (7 ans). Je parle avec ma sœur
qui considérait cette homme comme son propre père. On
en arrive alors à se parler de notre inceste.
Je prend conscience qu'en qualité de grand frère, j'ai
eu l'attitude d'un violeur. Plusieurs petites cousines ont été
violées par mon grand-père, décédé
en 2001. Ma sœur dit ne pas avoir été violée.
Je commence à
prendre enfin la mesure de la désorganisation familiale.
- à 28 ans je commence une thérapie, car je ne supporte
pas mon attitude violente avec mes propres enfants. Je suis diagnostiqué
gravement dépressif. Les traitements et la thérapie
me sauvent, d'une rupture conjugale, voire d'un suicide. Je vais alors
mieux et commence à m'épanouir dans le spectacle. Je
suis doué, je suis vite reconnu
par le milieu.
- à 33 ans, j'entame une formation supérieur en sociologie.
Ce choix est logique dans ma carrière de travailleur social.
Cela correspond aussi au renoncement d'une carrière pro dans
le milieu théâtral car, avec
trois enfants, il faut choisir.
- à 35 ans mon père décède. Il se pend.
Malgré sa démence, il a énormément compté
dans ma vie. Son geste se justifie. Il a abusé des petites
filles que ma mère avait en garde. C'est ma fille (10 ans)
qui a alerté la famille après que les petites victimes
se soient confiées à elle. Le cas de mon père
est-il différent de mon grand père ? j'aimerais croire
en un dérapage soudain, il a du basculer. De plus, avant de
se donner la mort, il a reconnu les faits d'attouchements et disait
qu'il fallait le condamner.
- à 36 ans je découvre que ma mère, seule, est
et a toujours
été folle (paranoïa aiguë). Le problème
psy de mon père m'avait empêché de la voir ainsi.
Avec tout ça, Il m’arrive toujours de rechuter. Je galère
avec cette fâcheuse attitude à aller voir des images
pornos sans raisons logiques.
Aujourd'hui, je parle avec ma sœur, je me suis excusé,
elle a pu me dire combien notre relation lui avait fait du mal. J'ai
su ensuite qu'elle était
victime d'autres cousins et de mon frère aîné.
Avec beaucoup moins de délicatesse que moi (c'est ce qu'elle
dit). Elle ne peut pas reconnaître qu'elle aussi était
noyée dans ce climat pervers. Elle ne peut se vivre que comme
une victime, mais cela est un frein à son évolution
de femme. je m'en rends compte. Tout les autres sont mauvais pour
elle. C'est un drame pour moi.
La mort de mon père a facilité les révélations
familiales: ma mère a été violée de 10
à 15 ans par un grand frère. Elle n'en avait jamais
parlé à personne. Quelle surprenante comparaison avec
la relation entre
moi et ma sœur. Du côté de mon père, ma tante
a été victime de son père et de son grand-père
à l'âge de 8 ans et 10 ans.
J'ai donc mes deux grand-pères et un père qui ont commis
des actes pédophiles.... et ne parlons des femmes qui ont laissé
faire.
Avec tout ça, comment ne pas devenir fou? Je crois que j'y
arrive. Avec des gens comme vous, entre autres. Ma vie de famille
bien sûr. Mais j'ai peur. J'aspire à une vie construite
sur des relations saines. Je pense être capable de ce genre
de relations avec les autres. Voilà pourquoi je me suis proposé
pour animer des groupes d'entraide. La thérapie m'a aidé
à mieux me situer dans cette drôle de famille. Je sais
qu'il y a encore beaucoup à clarifier. Cela marquera peut-être
la fin de mon comportement addictif.
Si avant, je me considérais comme un sale type, j'ai accepté
de me vivre aussi comme une victime d'un contexte familial pervers
et désorganisé. Je pense être un type bien. Je
crois être sorti d'un tunnel sombre et poisseux. Mes enfants
sont épanouis. Ma femme m'aime et je l'aime. J'aime ma vie.
Je construis une carrière honnête.
Le problème de ma déviance sexuelle mortifère
est que ça me ramène à toute cette merde. Comme
si rien ne s'était produit entre l'enfant déstructuré
et l'homme épanoui que je suis aujourd'hui. Un retour en arrière
insupportable.
Chaque fois que je navigue, c'est comme si j'ouvrais une petite fenêtre
sur le passé sordide de mon enfance.
Aidez-moi à ne plus les ouvrir."
Bien
au contraire, je vais vous aider à les ouvrir ! Mais uniquement
sur le présent et le futur, sur le réel et la vie, la
vraie vie.
Le passé doit être compris, certes, mais dépassé.
On ne peut plus revenir en arrière, ce qui est fait est fait.
En revanche, on peut réparer ce passé afin de ne plus
souffrir : entre autres par le pardon. Pardonner aux membres de votre
famille, qui ont grandi eux aussi dans un milieu malsain et incestueux.
Et vous pardonner aussi, notamment pour ce copain qui est mort sous
vos yeux.
Un travail essentiel, mais qui doit être fait avec sérieux,
constance et persévérance. Même si la sortie du
tunnel paraît loin, dites-vous bien que vous avez déjà
fait la moitié du chemin grâce à votre honnêteté
et votre volonté d'en sortir.
Bon courage !
Orroz
J'ai grandi dans le porno
"A quatre ans, j'avais déjà des relations sexuelles
avec ma soeur de trois ans mon ainée pour essayer de comprendre
des BD SAS. Ma soeur m'expliquant au passage ma médiocrité
en tant qu'homme (à quatre ans vous pensez bien...) Cela a
duré jusqu'à sa puberté (13 ans). A l'époque
je n'avait pas compris le changement...
A mes vingt ans j'ai essayé de lui en parler, elle m'a répondu
que "le passé c'est le passé. Maintenant regarde
vers le futur et tu fermes ta gueule". Encore aujourd'hui j'hésite
à porter plainte pour la rabaisser de la même façon
qu'elle l'a fait (ps: étant trés petit j'étaisécoeuré
de ce qu'elle me faisait faire, allant jusqu'à vomir..., elle
me séquestrait: enfermé les mercredi aprés midi
dans des placards... Je passe les détails sordides). Mais elle
est mère de deux enfants, et je ne veux pas que mon histoire
envahisse leurs vies.
J'ai le Net chez mes parents depuis 94, et tous les soirs mon père
s'enfermait dans son bureau pour se satisfaire. Pour comprendre ce
qu'il faisait mais aussi ce qui m'était arrivé plus
jeune, j'ai fait très vite de même, en chippant les images
qu'il arrivait à télécharger.
Dès lors je suis devenu accro. Plus de dix masturbations par
jours, fascination pour les femmes, collection puis accumulation de
données, spécialiste du net, des virus, des chats, du
téléchargements gratuits...
On en trouve une certaine satisfaction personnelle... Puis on a l'impression
d'être anesthésié à la violence ou au vice.
On en vient même à mépriser les personnes émotives.
On a donc plus facilement tendance à se tourner vers des personnes
que l'on croit nous ressembler. Les écorchés vifs: les
drogués, et marginaux, le monde de la nuit. Et on fait pareil,
on est pareil. Graffs, fumette, branlette. Deux séjours au
poste de police au compteur...
Ma chance : ma fiancée, d'une patience à toute épreuve,
elle me fait confiance et me permet de chercher le meilleur de moi
même au quotidien. C'est elle qui m'a permis de réaliser
ce qu'il m'était arrivé. Mettre le mot inceste.
Pour moi cela ne concernait que les parents avec les enfants. Moi
et ma soeur ça ne voulait rien dire... Puis ça a été
un nouveau départ... Réussite scolaire (soutenu par
mes parents sur ce point, même si, sur mon enfance, ils n'ont
pas percuté alors que j'en ai parlé).
Aujourd'hui je suis architecte et je fais une thèse! Cette
valorisation nouvelle me permet de m'assumer et je comprends maintenant
que cette recherche d'images était pour me réconforter
en "flattant" ma virilité...
L'amour que je porte à ma fiancée est pour moi un canalisateur,
et son amour réciproque me donne la force de persévérer.
Fonder un foyer a longtemps été une crainte, ne sachant
pas comment je gèrerais mon problème avec mes enfants.
Jamais ils ne devront tomber sur des images pornographiques ou dégradante
durant leur jeune âge. Mais maintenant ce rêve d'enfant
est un objectif: la recherche d'un foyer "idéal"
du moins qui nous ressemble, ma fiancée et moi..."
Cet
idéal, vous pouvez le contruire. Mais attention à ne
pas projeter d'images sur cet idéal, de la même façon
que vous le faisiez jusqu'à présent avec le porno. Car,
quoi qu'on en dise, les dépendants sont souvent des romantiques
qui ont tendance à trop rêver. L'amour qui vous unit
est votre principal allié et votre force.
Bon
courage !
Orroz
Abusé
par un pédophile à 14 ans
"Hier
sur le site, je me suis mis à écrire sur le fait que
j'ai été abusé sexuellement à 14 ans.
C'était, ironiquement la première fois que j'en parlais
ici. J'en avais déja parlé à des psys et à
mon frère. Car quand je buvais dans la vingtaine, je voulais
le tuer (mon abuseur) quand j'étais sur le party. Donc ce n'était
pas la première fois que j'en parlais, mais hier, ça
été spécial. J'explique: à chaque fois
que j'en parlais, je sentais une genre d'excitation, une sorte de
souvenir poindre en moi. C'est difficile à exprimer comme sensation.
C'était vraiment comme une excitation.
Alors
hier, j'écrivais sur le forum qu'à 14 ans, moi et mon
copain avions eu la permission d'aller passer la soirée avec
le grand frère d'un de nos amis qui gardait des enfants. Il
avait été très gentil en rassurant nos parents
qu'il n'y avait pas de problèmes. Moi j'avais déjà,
je pense, fait l'expérience de l'alcool. Il nous a payé
de la bière pour ensuite mettre un film porno. Donc ma première
expérience avec la sexualité a été avec
un film de hard. Mais ça ce n'est pas la première fois
que je le raconte. Ce que je veux dire c'est qu'à chaque fois
que je pensais ou parlais de cette événement depuis
ce temps, il y avait toujours une petite excitation qui pointait.
Des souvenirs. Et à chaque fois je disais une phrase tel que
: c'est sûr que ça ne ma pas aidé dans la vie,
mais maintenant que c'est avoué, c'est du passé. Et
puis ce n'est pas comme de l'inceste ; et je me tournais la tête
sur ces souvenirs. Et bien hier en écrivant, j'ai eu encore
l'excitation et les souvenirs qui pointaient et j'ai terminé
mon message encore en me tournant la tête. Sauf que maintenant
que je ne bois plus depuis deux ans 1/2, que je suis débrumé,
que je sais comment fonctionne une émotion, une envie, que
je viens discuter sur ce forum tous les jours et que j'ai mis mon
problème de porno à la lumière, et bien ça
ne c'est pas arrêté là.
En arrivant chez ma blonde, elle a pleuré parce que j'avais
rechuté la veille. Et je me suis mis à lui dire que
je ne comprenais pas que ça la fasse autant souffrir. Et je
me suis mis à reparler de moi et de mon abus sexuel et là,
la petite excitation et le souvenir sont réapparus. C'est comme
si j'étais entré dans un vortex qui me ramenait à
14 ans. J'ai ressenti les excitations que j'avais à ce moment
là. Les paroles de X (le pédophile) qui nous disaient
"Regarde, ce sont de vraies filles, elles jouissent pour de vrai,
regarde elles mouillent, et lui il éjacule pour de vrai".
Et là, ça a éclaté. J'ai pleuré
pendans 1h 1/2. Je ressentais le même sentiment de honte que
j'avais après les abus (parce qu'il y en a eu d'autres) quand
je me réveillais le lendemain, ne me rappelant pas ce qui m'était
arrivé et que ça me revenait par bouts dans la journée.
Je me suis mis à faire des liens et à pleurer plus fort.
C'était comme si ma poitrine s'était ouverte, déchirée,
pour laisser sortir ça.
Ce matin, j'ai encore pleuré. Je suis sonné. j'ai appelé
ma Mère et lui ai dit. Elle s'est effondrée, car elle
le connait. Nous avons parlé au téléphone longuement.
Je lui ai dit que ça expliquait un tas de comportements que
j'avais. Mal de vivre, peur d'être heureux, manque de confiance,
difficultés à faire confiance aux hommes qui ont l'air
gentils, etc... et bien sûr la compulsion dans le porno."
On
se rend bien compte, en lisant votre témoignage, à quel
point une première expérience sexuelle peut être
traumatisante. A cet-âge là, on n'y connaît rien
au sexe, mais on est curieux de tout et on s'excite facilement. L'un
de mes patients me racontait que le simple frottement de son pénis
contre le lavabo suffisait à lui procurer une érection
! Que dire alors de votre cas ? Il me semble bien complexe car il
soulève le problème de l'homosexualité (assumée
ou refoulée). Je vous conseille donc de faire un travail là-dessus
tout en continuant le sevrage.
Bon
courage !
Orroz
Les
films X de mon père
"Voilà, j'ai 32 ans et depuis l'âge de 10, 11 ans
je suis accro au porno.
La première fois que j'ai été en contact avec
des images ce fut à cause de mon père qui avait laissé
traîné des revues. A l'époque, ces images de femmes
soumises m'ont effrayé et mon révulsé. Mais je
crois que c'est à partir de ce moment là que j'ai eu
une curiosité de plus en plus grande pour ces images et films
que voyaient mon père. En farfouillant, j'ai pu comprendre
son petit manège avec les films de C+, trouver ses cachettes
de revues .... et puis, au final, devenir un ado complètement
accro au porno.
Avec le temps rien ne s'est arrêté, l'ado est devenu
adulte. Avec l'indépendance que cela procure, j'ai tout essayé
: des films téléchargés sur internet pratiquement
pour rien, jusqu'au téléphone rose. J'ai également
essayé bcp de choses au cours de l'année passée
pour m'en sortir : le sport, l'abstinence, un psy.... bref rien n'y
fait et le pire dans tout cela c'est que je suis marrié et
que j'ai de plus en plus une très mauvaise image de moi. Je
sais que je ne suis pas comme cela, qu'au fond ma personnalité
est tout le contraire du désir que j'ai pour ces femmes (en
ce qui me concerne c'est en général les femmes à
grosses poitrines).
Je viens sur ce forum pour comprendre, me comprendre et surtout m'en
sortir, alors si quelqu'un veut bien parler avec moi, voire me donner
quelques solutions avant que le pire n'arrive, je suis PRENEUR.....
Vous
avez parlé de votre père, mais pas de votre mère.
Or, quand on a comme fantasme les grosses poitrines, c'est souvent
parce qu'on n'a pas au assez d'affection, de tendresse ou de rapports
sensuels avec sa mère au stade de nourrisson. Ou qu'on en a
été privé soudainement : maladie de la mère,
arrivée d'un autre bébé, séparation etc.
Faites le point avec un psy et continuez de vous sevrer en expérimentant
tous les conseils donnés
sur ce site.
Bon
courage !
Orroz
Les
catalogues de lingerie
"Cher Orroz,
Je pense avoir passé quelques heures à parcourir le
site, et je tenais d'une part à vous remercier pour ces précieuses
pages. J'écris ces lignes pour "officialiser" et
ancrer fermement mon engagement à remettre de l'ordre dans
ma vie. Difficile d'en parler, mais il faut parfois savoir faire preuve
d'humilité, et les témoignages que j'ai pu lire ici
m'ont aidé à me sentir moins seul dans ce combat qui
s'amorce.
Je me souviens avoir été attiré par le sexe très
jeune, déjà dans les années 80s je feuilletais
en cachette les pages de lingerie des catalogues de vente par correspondances.
Rien de bien méchant me direz-vous, sauf que j'étais
à peine au collège... Puis vint le lycée et les
copains qui achètent leurs premières revues pornographiques.
Bien-sûr tout le monde en parle et en profite, on en rigole,
mais c'est le début d'une longue descente. Pour ma part (mais
je ne dois pas être le seul à avoir subi ce cheminement)
la fac sonna le coup de grâce puisque, livré à
moi-même, je pouvais tranquillement m'adonner à tous
les plaisirs solitaires sans me soucier de quoi que ce soit. Une sale
époque finalement, avec le recul, où j'écoutais
la radio le soir (vous devez vous souvenir des dégâts
qu'a pu faire ce genre d'émission de radio, je me demande si
ça n'a pas donné plus d'idées de débauche
et de décadence que de solutions aux auditeurs qui appelaient).
Une descente
vertigineuse aggravée par l'accès à Internet
peu après.
Inutile de parler de ce cercle vicieux très insidieux, les
mails anodins des amis contenant des photos, vidéos ou des
diaporamas douteux apportant de l'eau au moulin... A plusieurs reprises
j'ai tout effacé de mon disque dur, et à chaque fois
je suis retombé dedans. J'ai aussi cru qu'il fallait toucher
le fond pour rebondir et se débarrasser de ces "vilaines
habitudes∑. Plusieurs fois aussi, j'ai supprimé les chaînes
publicitaires à caractère pornographique du démodulateur
- ces pauvres filles dénudées au téléphone
sur un écran où défilent des numéros de
téléphone et des messages - en vain.
J'en étais arrivé à passer la moitié de
la nuit devant l'ordinateur, toujours à la recherche d'une
dose un peu plus forte, parfois dans des domaines dégoûtants,
très loin de mes attentes, juste pour voir, pour en voir plus,
expérimenter toujours un peu plus loin. Au plus mal, tout était
prétexte à avoir des pensées déplacées,
y compris dans mon travail, même dans mes rêves les plus
sombres. Evidemment devant la télévision avec l'accès
au satellite, les choses ne se sont pas arrangées; lorsqu'on
passe la moitié de son temps à regarder ce genre de
programmes la culpabilité est grande, et bien que l'on se rende
compte que l'on ne fait rien de sa vie, la dépendance est telle
que rien n'y fait, il en faut toujours plus.
Bref, je présente tous les symptômes, et c'est depuis
1999 que j'oscille entre la raison et l'emprise du cybersexe, alternant
les phases de sevrage et de rechute. Effectivement il y a quelques
années nous n'étions pas vraiment aidés, je ne
crois d'ailleurs pas que les spécialistes aient pressenti l'ampleur
du phénomène et des conséquences qui se manifestent
aujourd'hui autour de nous, puisque rien ne change. La tendance est
même encore à la surenchère. C'est bien connu,
le sexe fait vendre.
Le plus dur à mon avis, c'est de subir cette agression à
longueur de journée, où que l'on soit. J'assume mes
expériences honteuses sur le net, mais je me demande comment
je vais pouvoir résister à cette sollicitation omniprésente
dans la rue, à la télé ou même à
la radio.
Aujourd'hui j'ai trouvé un contenu différent sur votre
site, plus humain à travers les témoignages, plus droit
aussi. C'est une chose difficile à exprimer, mais je sais que
cette tentative d'arrêter a quelque chose de plus, raison pour
laquelle je vous écris, pour donner un élan salvateur
et me permettre de tenir bon. Dès aujourd'hui je mets en pratiques
vos conseils, bien décidé à en finir avec cette
vie que je n'ai pas souhaité.
Merci pour tout."
Vous
savez, le plus souvent, la dépendance au porno est l'arbre
qui cache la forêt. En effet, si vous avez commencé en
feuilletant des catalogues de lingerie, c'est que vous éprouviez
un manque. Manque de quoi? A vous de trouver, mais il se peut que
ce soit le même manque évoqué dans le précédent
témoignage: celui de la tendresse, de l'attention et des caresses
de la mère. En tous cas, je vous remercie de m'avoir choisi
comme témoin de votre engagement à décrocher.
Bon
courage !
Orroz
